Economie

Bars, cafés et restaurants

Jean-Pierre Ghiribelli : « Nous avons besoin d'un calendrier clair de réouverture »

Pour Jean-Pierre Ghiribelli, président de l’UMIH du Var, « les métiers de l’industrie hôtelière ont besoin d’un calendrier clair » avant d’envisager une réouverture des établissements.

Il explique notamment : « Pour nous projeter sur la réouverture, nous avons besoin d’un calendrier clair et de modalités précises, car nous devons planifier au plus près les investissements, la commande des équipements et produits et le recrutement du personnel par rapport au début d’exploitation. Nous avons besoin d’un délai impératif de prévenance de trois semaines pour cela ».

PROFESSION EXANGUE

Toutefois, le président de l’UMIH ajoute : « Les hôtels, restaurants, bars, cafés, plages, discothèques et bowlings sont les métiers les plus impactés par la crise sanitaire, après 6 mois de fermeture et 5 autres en large sous-activité. Même s’ils ont bénéficié d’aides exceptionnelles et de mesures d’accompagnement de l’Etat pour amortir la violence du choc, la plupart de nos établissements, essentiellement des PME, ne disposent plus de trésorerie pour honorer leurs obligations et vont peiner à redémarrer. Les tribunaux de commerce pressentent une vague de mises en liquidation sans précédent dans les mois à venir. La profession va avoir énormément de mal à se remettre en route et chaque coup de pouce pour soulager ce secteur exsangue lors de son redémarrage sera hautement appréciable ».

ACCROITRE LA SURFACE DES TERRASSES

Face à la sortie de crise, le patron de la fédération propose des solutions : « Pour compenser la diminution des surfaces fermées des établissements de restauration et les débits de boissons pour cause de distanciation sociale pendant les services, l’UMIH, premier syndicat patronal du secteur CHRD, demande à les autoriser à accroître l’occupation des espaces publics découverts, non seulement au droit de l’établissement, mais également en longueur et en largeur. De même, à autoriser de façon exceptionnelle les établissements qui ne disposent pas d’autorisation d’occupation de l’espace public, à en jouir, dans la mesure des possibilités d’extension de chacun sur les trottoirs, les places, les rues, les ports et les plages, sans grever le droit de passage des piétons, bien entendu.
Enfin, accorder une extension ponctuelle des espaces de sable pour compenser l’espace de plages sous-concédé. Et le tout, sans prélever de taxes supplémentaires pour amortir en partie ce départ de saison avorté ».

Propos recueillis par Gilles CARVOYEUR

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