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Centre de Gestion du Var

Christian Simon, président : « Mon projet pour le CDG 83 »

Depuis le 4 janvier 2021, Christian Simon, maire de La Crau, est le président du Centre de Gestion de la Fonction Publique Territoriale du Var, succédant ainsi à Claude Ponzo. Christian Simon dévoile son projet pour les années à venir, sa vision de l’établissement, sa méthode de travail mais aussi ses priorités.

Il répond aux questions de La Gazette du Var.

M. Simon, quel regard portez-vous sur ce qui a été accompli jusqu’à présent par le Centre de Gestion ?

Christian SIMON. J’ai vécu de l’intérieur le développement du Centre de Gestion, étant, durant deux mandats, vice-président aux côtés de Claude Ponzo. Aussi, je connaissais de près certaines missions comme la Commission de Réforme, à laquelle je participais en tant qu’élu. J’ai travaillé aussi activement pour l’implantation du siège de l’établissement sur la commune de La Crau. Le président Ponzo cherchait un lieu pour construire un bâtiment fonctionnel regroupant l’ensemble des agents répartis jusqu’alors sur deux sites différents – les Myrtes et les Cyclades à La Garde – qui ne soit pas trop éloigné du siège d’origine et enfin, qui puisse être géographiquement accessible pour l’ensemble de nos partenaires. La commune de la Crau possédait du foncier disponible pour un tel projet, et j’ai œuvré en ce sens pour que le Centre de Gestion s’y installe, ce qui s’est par la suite concrétisé. Claude Ponzo et Martine Balzon, mais également les chefs de pôles, ont permis au Centre de Gestion de prendre toute sa place dans l’environnement territorial. Ajoutons à cela, au niveau national, le formidable travail de la Fédération Nationale des Centres de Gestion qui a pesé fortement auprès du Sénat et de l’Assemblée nationale pour permettre aux Centres de Gestion de conserver mais aussi de développer de nouvelles missions.

Qu’en est-il de la nouvelle organisation ?

CS. Je n’apporte pas de critique sur ce qui a été fait car les résultats sont probants. Mais j’ai une autre méthode. Ce ne sera pas une révolution mais une évolution. Je travaille collégialement et j’ai souhaité pour cela nommer quatre vice-présidents, qui ont en charge des délégations importantes. Ils sont force de propositions et nous travaillons en amont pour présenter par la suite, au Conseil d’Administration, nos projets pour l’avenir du Centre de Gestion. Quant à l’organisation de l’administration elle-même, c’est à Eric Guillou, notre nouveau Directeur Général des Services en poste depuis avril dernier, de me présenter ses propositions et orientations. Nous échangeons ensuite nos points de vue.

Par quels moyens un Centre de Gestion peut rester le partenaire privilégié des collectivités et établissements publics ?

CS. Par la mutualisation. C’est indiscutable. Je pense à la mise en place des Lignes Directrices de Gestion. Sur ce point, je tiens à saluer l’ensemble des représentants des collectivités et du personnel, pour le sens des responsabilités dont ils ont fait preuve durant ce dialogue social. La paie à façon, l’archivage, l’accompagnement dans la carrière des agents, l’aide au recrutement pour les petites et moyennes collectivités, sont autant de missions pour accompagner nos partenaires. L’organisation des concours et des examens professionnels est essentielle également car ils permettent de sélectionner des futurs agents aptes et formés dont ont besoin les collectivités.

À mon arrivée, j’ai dû me confronter à un souci majeur à savoir le manque de médecins du travail pour notre Pôle Santé et Conditions de Travail. Nous avons eu au départ énormément de mal à recruter et ce, malgré toute notre bonne volonté. Avec notre persévérance nous sommes finalement arrivés à convaincre des professionnels de la santé de nous rejoindre pour assurer le suivi médical. Ainsi, 5 nouveaux médecins et 2 infirmières territoriales sont venus renforcer notre pôle. Il s’agissait pour nous d’une priorité. Répondre aux attentes de nos partenaires est une obligation.

Qu’en est-il des missions dites facultatives. Seront-elles développées à l’avenir ?

CS. Ce n’est pas encore le moment pour en parler. J’attends d’abord l’état des lieux qui sera effectué par les vice-présidents, le Directeur Général des Services et les chefs de pôle. Je fonctionne de façon collégiale et ce serait présomptueux pour moi d’avancer seul, dès à présent, sur ce sujet. Un Centre de Gestion est fort si les grandes collectivités y adhèrent, car c’est comme cela que nous pourrons ensuite soutenir et accompagner les petites et moyennes structures plus efficacement.

Quelles sont vos méthodes de travail ?

CS. Au sein de la mairie de La Crau c’est particulier, car la plupart des agents ont travaillé aux côtés de mon père qui était autrefois maire, puis, à mes côtés. J’aime la proximité et les gens le savent : mon bureau a toujours été ouvert. Certains problèmes se règlent parfois dans les couloirs. J’essaie de rendre service du mieux que je peux. D’autre part, j’ai toujours pensé que les agents devaient avoir les meilleurs outils pour travailler avec, pour contrepartie, de respecter ces outils. Mon attitude reste toujours la même : la franchise. Je ne pratique pas la langue de bois. Quand c’est bien il faut le dire. Quand c’est mal, aussi. J’ai été professeur et je sais que savoir être dur mais juste, permet aux personnes qui travaillent avec vous de tirer le meilleur d’elles-mêmes. Dire que je suis à l’origine d’une injustice serait le pire des reproches que l’on puisse me faire.

 Pouvez-vous nous en dire plus sur l’homme que vous êtes, vos origines, votre parcours, vos centres d’intérêt ?

CS. Je suis un méridional, un Varois de la ruralité du côté de mon père, mais aussi du côté de ma mère qui était d’origine ardéchoise. Je suis maire d’une commune périurbaine qui a conservé son identité agricole. J’étais à l’origine horloger de profession puis j’ai intégré, quelques années plus tard, l’Éducation nationale comme professeur. Un parcours professionnel lors duquel j’ai travaillé à la fois dans le privé et dans le public ce qui me permet, je pense, d’avoir une vision équilibrée des choses : la Fonction Publique Territoriale est essentielle pour garantir l’intérêt général et le bien public, mais elle ne doit pas être trop prégnante pour permettre aux entreprises de pouvoir se développer. Cette expérience peut être un avantage dans le dialogue social. Par ailleurs, j’ai toujours été très investi dans le milieu associatif où le public et le privé travaillent main dans la main. Cela demande un esprit d’initiative. Esprit que j’ai mis et que je mets au service des fonctions que l’on m’a confiées et que je n’ai jamais réclamées.

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