Economie

Coronavirus

Les petits commerces en première ligne !

La France, comme le reste du monde, connaît une crise sanitaire sans précédent.

Dans ce contexte anxiogène, les entreprises alimentaires de proximité restent au service de nos concitoyens, parce qu’elles sont en première ligne dans l’approvisionnement des Français. Depuis le 14 mars, jour de l’annonce par le Premier ministre, Édouard Philippe, de fermer tous les lieux publics « non essentiels », la vie semble subitement s’être arrêtée. De nombreux magasins, non essentiels à la vie quotidienne, ont baissé le rideau. Aussi, les clients redécouvrent les épiceries de quartier. Depuis quinze jours, le contraste est saisissant. D’un côté, les parkings des zones commerciales sont vides. De l’autre, des places de stationnement se font plus rares devant les épiceries de quartier ou les petits supermarchés.

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ASSURER L'APPROVISIONNEMENT

« Compte tenu de la crise sanitaire que nous traversons, toutes les entreprises alimentaires de proximité, représentant 1,2 million d'actifs, sont mobilisées. Plus que jamais, partout sur le territoire, au service de nos concitoyens, elles s'organisent pour les approvisionner, et assurer leur santé », assure un responsable du secteur.
Ainsi, les chefs d'entreprises et salariés des 402 000 entreprises alimentaires de proximité, réunies au sein de la Confédération Générale de l'Alimentation en Détail (boulangers, bouchers, brasseurs indépendants, cavistes, charcutiers, chocolatiers, épiciers, fromagers, glaciers, pâtissiers, poissonniers, primeurs), s’œuvrent au quotidien, avec courage pour garantir la continuité de la chaîne alimentaire.
« Les professions ont à cœur de contribuer à assurer cette continuité dans l'approvisionnement alimentaire à un moment critique pour notre pays. Pour l'instant, je n'ai pas constaté de rupture dans l'approvisionnement de mon magasin », explique le responsable d'une épicerie varoise dont les commandes par téléphone ont été multipliées par 4 depuis le début de la crise.

« Pour y parvenir, cela nécessite une forte adaptabilité avec une nouvelle configuration, de nouveaux horaires de travail, des règles d'hygiène renforcées et la mise en place de la distanciation sociale », ajoute-t-il.

Une autre commerçante qui livre des fruits et légumes a également adapté son mode de fonctionnement : « Je travaille avec un masque et je me nettoie très régulièrement les mains et les objets que je touche avec du gel hydro-alcoolique. Depuis 15 jours, la plupart de nos ventes se font par des commandes au téléphone et nous assurons les livraisons à domicile ».

AMBIANCE DE FIN DU MONDE

« Depuis l’annonce du président, j’ai modifié ma façon de faire les courses. J’y vais à l’ouverture pour être sûr que les rayons soient approvisionnés. Aujourd'hui, à l’ouverture de mon supermarché, j’ai été surprise par l'affluence des clients à cette heure matinale. Et, par le silence de fin du monde qui régnait dans le magasin, les clients étant concentrés à remplir leur caddie, dans une ambiance anxiogène », raconte cette jeune cliente.

Barrière baissée, grille fermée, IKEA a procédé à la fermeture de ses 34 magasins en France : « Votre santé et votre sécurité, ainsi que celles de notre collaborateur sont notre priorité absolue. Nous mettons tout en œuvre pour lutter collectivement contre la propagation du virus », a indiqué la direction.

À l’inverse de l’autre côté de la rue, les clients affluent au supermarché Carrefour : « Nous avons déjà fait des courses vendredi, nous revenons aujourd’hui car nous craignons que la situation évolue comme en Italie et que tout soit fermé », explique un couple.

Malgré le confinement quasi-total, certains déplacements restent autorisés à condition d'être muni d'une attestation de déplacement dérogatoire pour, par exemple, effectuer des achats de première nécessité telles que les courses alimentaires.

« Il est toutefois important de réduire l'affluence dans les grandes surfaces en faisant preuve de solidarité.
Les particuliers-livreurs peuvent profiter d'un déplacement dans un supermarché ou dans un drive pour y récupérer les courses de leurs voisins et les déposer devant la porte de leur domicile. Il s'agit à la fois d'un geste écologique (limitation des déplacements en voiture) et d'un acte citoyen et solidaire pour éviter la propagation de l'épidémie »
, indiquaient les 5 Fédérations majeures du commerce en France.


TELETRAVAIL

Depuis le début de la crise, le mot d'ordre est de limiter les contacts physiques. Dans le milieu professionnel, employeurs et salariés peuvent contribuer à lutter contre la propagation du Coronavirus en ayant recours, chaque fois que cela est possible, au télétravail. Ainsi, les entreprises ont mis en place de nouveaux moyens de travailler notamment à distance avec leurs collaborateurs. L'épidémie a contraint les entreprises à travailler différemment en expérimentant de nouveaux modes de travail.
Le télétravail qui avait du mal à s'imposer en France, se révèle être l'une des solutions. Aujourd'hui, c'est près de 8 millions d'emplois (plus de 4 emplois sur 10) qui peuvent avoir recours au télétravail dans le secteur privé.

Demo

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