Politique

Élections européennes 2019

Nicolas Dupont-Aignan : « Il faut arrêter la machine à perdre » !

Le 22 novembre, Nicolas Dupont-Aignan était dans le Var à la rencontre de plusieurs personnalités qui le rallient dans le cadre de sa démarche d'union pour les élections européennes de mai 2019. Le leader de Debout La France milite pour un programme commun de droite.

Nicolas Dupont-Aignan, parti en campagne pour les élections européenne, prévient d'emblée : « C'est la première fois que l'Europe pourrait avoir une majorité euro - réaliste au parlement. Il faut transformer l'Europe pour la mettre au service des peuples ».

UN PROGRAMME COMMUN... DE DROITE

Dans cette nouvelle configuration politique du parlement européen, Nicolas Dupont-Aignan sait qu'il ne sera pas seul, des mouvements d'idées identiques au sien existant dans la plupart des pays de l'Est de l'Europe.

En revanche, il s'étonne du positionnement des grands leaders politiques français : « Étrangement, aucun ne veut être tête de liste de son propre parti ! Pourquoi n'y vont-ils pas ? Personnellement, je veux aller au parlement européen ».

Il milite pour une forme de programme commun de droite comme les socialistes et les communistes l'avaient conçu en 1977 avant de gagner l'élection présidentielle de 1981, avec François Mitterrand.

Il ajoute : « Nous avons un programme sérieux, celui d'une Europe des nations et une Europe des projets. La liste que nous allons former sera une sorte de laboratoire puisqu'elle réunira des personnalités venant de différents partis politiques de droite. Je milite pour qu'on arrête la machine à perdre. C'est la seule condition pour que la droite revienne au pouvoir en 2022 ! Nos électeurs le veulent. On rassemblera parce que le pays est plus important à nos yeux que nos éventuels postes. Pour autant, rien n'est terminé car personne ne sait dans quel état sera le pays dans trois mois. Mais, sur le terrain, la dynamique est de notre côté » !

Il reprend : « Notre union sera-t-elle suffisante pour devenir majoritaire ? C'est l'urgence qui répondra ! Certes, la palette des partis de droite est moins large que celle des partis de gauche en 1977. Mais, au final, nous sommes d'accord sur presque tout et pourtant nous ne parvenons pas à nous entendre » !

Pour autant, en ratissant très large, de l'extrême droite au centre droit, il fait courir un danger à une liste de rassemblement prônée par Emmanuel Macron, qui a reçu, en catimini, Alain Juppé et Jean-Pierre Raffarin dans la perspective de l'élection européenne de l'an prochain.

Propos recueillis par Gilles CARVOYEUR

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