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Foire de Brignoles

Alain Camus, directeur général : « COOPAZUR, premier agro-fournisseur du Var »


COOPAZUR présente sa nouvelle stratégie d'entreprise. La PME devient le premier agro-fournisseur du Var à porter une candidature pour la labellisation d'un GIEE autour de la viti-culture.
Alain Camus, directeur général de COOPAZUR, avait choisi le cadre de la Foire de Brignoles pour présenter les nouvelles orien-tations de la coopérative agricole, notamment en ce qui concerne la viticulture de demain. Coopérative agricole, créée en 1947 à La Crau, elle compte 2000 adhérents dans les domaines de la viticul-ture, du maraîchage, de l'horticulture, des espaces verts(CA 10M€ - 25 emplois).

REMETTRE LE SOL AU CENTRE DES ATTENTIONS
Ainsi, COOPAZUR s'engage pour relever, aux côtés des profes-sionnels de la viticulture, le défi d'une agriculture encore plus res-ponsable.
Alain Camus précise : « Nous sommes un acteur à côté des ac-teurs agricoles que sont les gens du métier eux-mêmes, c'est à dire les agriculteurs et les viticulteurs. Ils partagent des positions éco responsables adaptées, telle une vigne mieux alimentée est plus résistante au stress hydrique et se défend mieux des attaques pa-rasitaires ».

LE PREMIER GIEE DU VAR
Le directeur général ajoute : « COOPAZUR est le premier agro-fournisseur du Var à porter une candidature pour la labellisation d'un GIEE. Cela signigie un nouveau mode de fonctionnement, de nouveaux liens de coopération qui offriront des solutions et per-mettront aux viticulteurs, qui façonnent les paysages, d'être plei-nement reconnus comme des acteurs professionnels responsables de leur territoire ».
Alain Camus poursuit : « Les Groupements d'intérêt économique et environnemental (GIEE) permettent d'accompagner et de valo-riser les dynamiques de terrain portées par des agriculteurs qui s'engagent collectivement dans l'amélioration des performances économiques, environnementales et sociales de leurs exploita-tions. Ils ont également vocation à impliquer plus efficacement l'ensemble des acteurs des filières, du développement agricole, de la recherche, de l'enseignement agricole et des territoires ».
Thierry Savio, nouveau chargé de mission viticulture chez COO-PAZUR, en charge du développement agro-écologique complète : « Pourquoi un GIEE ? Cet outil collectif et structurant permet d'utiliser la réglementation pour faire bouger les lignes, et de poursuivre 3 objectifs. Tour d'abord économique en réalisant des économies de traitement avec moins d'intrants. Ensuite environ-nemental avec le respect de l'air, de l'eau et du sol. Enfin social grâce à l'acquisition de nouvelles compétences ».

PROTECTION AUSSI EFFICACE QU'AVEC LA CHIMIE
Ainsi, Régis De Boutigny, du domaine de La Roquette à La Crau, est l'un des 8 viticulteurs impliqués dans le projet de GIEE. Il a participé au développement de Tricholine Vitis de la société Bio-line AgroSciences, en collaboration avec COOPAZUR :
« Faisons savoir, collectivement, nos désirs de recourir le moins possibles au chimique et notre recherche de solutions agro-écologiques », annonce-t-il.
De son côté, Léa Duffau, responsable du développement du bio contrôle en vignes chez Bioline, reprend : « On va tous vers des solutions meilleures pour l'agriculteur, pour l'environnement. Pa exemple, pour lutter contre la chenille tordeuse de grappes de vigne, responsable des perforations des grappes, nous avons con-ditionné dans des diffuseurs biodégradables des micros abeilles - les trichogrammes - parasitoïdes d'œufs. L'effet de parasitisme sur les œufs du ravageur par les espèces de trichos que nous fournis-sons est aussi efficace qu'une protection chimique classique, c'est du vivant ! A 150 € par hectare, nous offrons une solution préven-tive bio-contrôle ».
Maintenant, l'objectif des initiateurs de ce futur GIEE est de susciter l'intérêt des élus et des acteurs économiques de la filière viticole.
Alain Camus met de grands espoirs dans cette lutte biologique : « Nous espérons porter jusqu'au bout ce dépôt du GIEE auprès de la Direction régionale de l'alimentation, de l'agriculture et de la forêt. L'intérêt des élus et des responsables de collectivités locales devrait insuffler la dynamique du projet et parachever cette démarche vertueuse. Une autre agriculture est possible en impliquant l'utilisation de solutions alternatives pour la santé du végétal : lutte biologique, micro-organismes, abandon du désherbage chimique ».

André GOFFIN

COOPAZUR JARDICA : La Crau, Puget-Ville, Carqueiranne et Vidauban

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