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GP de France F1: 78 M€ de retombées économiques !

Selon une étude menée par le cabinet Deloitte, l’impact global de court terme est estimé à près de 78 millions € et 550 emplois.

Concrètement, l’événement a généré des recettes et emplois locaux importants et non délocalisables. Leur impact est significatif sur l’activité économique et commerciale locale, sur site et hors site, notamment pour l’industrie hôtelière régionale.

Aussi, le 20 décembre, Jacques Bianchi, le président de la Chambre du Commerce et de l'Industrie (CCI), en accueillant de nombreuses personnalités du monde politique et sportif, avait le sourire aux lèvres, pour dévoiler les retombées économiques et environnementales du Grand Prix de France de Formule 1 qui s'est tenu, sur le circuit du Castellet, du 21 au 24 juin 2018.

UN GRAND BENEFICE ECONOMIQUE

En effet, après 10 ans d'absence, la Formule 1 célébrait son grand retour en France devant des tribunes combles ! Près de 74 000 billets ont été vendus à cette occasion, replaçant ainsi d'emblée le Grand Prix de France parmi les Grand Prix de référence en Europe. L'édition 2018 du Grand Prix de France de Formule 1 a bénéficié significativement à l'activité économique de la région Sud et, notamment, et à l’activité touristique grâce à la fréquentation importante de touristes français et étrangers.

Pour Jacques Bianchi : « Après tant d'années sans cet événement majeur sur notre territoire, notre volonté commune et notre ténacité ont permis son retour. Avec les élus, les entreprises et les représentants professionnels ont joué à fond cette carte pour le plus grand bénéfice du territoire. Je pense aux établissements touristiques, et plus particulièrement à ceux labellisés « Qualité Tourisme », qui contribuent à notre qualité d'accueil ».

UN RENDEZ-VOUS EMBLEMATIQUE

Le président de la CCI ajoutait : « Nos équipes en coopération avec l'Agence Départementale du Tourisme, le CRT et avec les services de l’État, tous se sont impliqués auprès des dirigeants d'entreprise de l’hôtellerie pour organiser le réceptif.

Et, ensemble, nous avons réussi et avons pu accueillir cette formidable course, ce rendez-vous emblématique pour notre région, pour le Var ».

Selon Jacques Bianchi cette aventure collective vient confirmer les prévisions du cabinet Deloitte, et même au-delà : « Nous en attendions non seulement des retombées économiques majeures, mais aussi un effet notable en matière d'attractivité régionale, européenne et internationale sur les plans touristiques certes, et plus largement en matière économique.

Cette attractivité, le Var peut en être fier, et elle vient conforter le travail que nous faisons en commun avec la Région et l'agence départementale de développement économique. Notre priorité, c’est optimiser l'effet catalyseur de projets du Grand Prix. Je pense aux études sur la filière liée aux sports mécaniques, dont les résultats seront rendus publics en début d'année prochaine ».

FAIRE PARLER DU TERRITOIRE

De son côté, François de Canson, président du Comité Régional de Tourisme, analysait, positivement, les retombées économiques : « Ces dernières années, de nombreuses études d'impact économiques ont mis en relief l'intérêt de s'appuyer sur ces événements, notamment pour leur forte contribution au développement économique du territoire et leur capacité à faire rayonner à l'international l'image d'un territoire ».

Le président du CRT ajoute : « La dimension touristique du territoire d'accueil, notamment la qualité de l'offre touristique (hôtellerie, restauration, transport, loisirs, climat...) fait aussi partie de la réussite de l'événement. Les événements sportifs et culturels sont, avant tout, appréhendés par les acteurs du tourisme comme des vecteurs de communication pour faire parler du territoire auprès d'un large public et doit être intégrée à une véritable démarche de marketing territorial pour valoriser, en plus de l'événement, les atouts du territoire ».

Pour le maire de La Londe-les-Maures : « La tenue du Grand Prix de France a été une véritable opportunité pour l'économie touristique régionale. Le positionnement au mois de juin est aussi très intéressant en dehors es fortes affluences de juillet et août, mais aussi à une période de l'année où la fréquentation est élevée. L'édition 2018 du Grand Prix de France a généré un impact global estimé à 78 M€. Ces chiffres vont au-delà de nos prévisions, issues de l'étude préalable confiée à la société Deloitte. Pour le tourisme, c'est plus de 43 000 clients français et 13 500 clients internationaux qui sont venus séjourner dans notre région à l'occasion de l'événement. Avec des durées de séjours de 4, 4 jours pour les français extra-régionaux et 5, 6 jours pour les touristes internationaux ».

DEMARCHE ENVIRONNEMENTALE

Le retour du Grand Prix de Formule 1 a été l'occasion pour les organisateurs d'initier une démarche sur le volet environnemental en mesurant lors de cette première édition quelques données de référence. La mise en place d'actions de gestion, de suivi et d'optimisation s'inscrivent dans une démarche de progrès pour les prochaines éditions.

C'est Renaud Muselier, le président de la Région Sud, qui a conclu les débats : « Après dix ans d'absence de la F1 en France, la fédération des énergies de tous ceux qui ont accepté ce pari a abouti aux résultats présentés. Une filière d'excellence autour des métiers de l'automobile est plus que jamais dans les cartons. Toujours dans le domaine de l'automobile, de la sécurité routière et de la mobilité intelligente, avec à terme, la Région souhaite créer un centre de l'innovation en collaboration étroite avec l'AREA, l'agence régionale d'équipement et d'aménagement de la Région. Ce positionnement innovant permettra d'apparaître au niveau national et international comme un pôle d'excellence dans ce domaine ».

Émilie Cardinale-BOTTERO


UNE FORTE EXPOSITION MEDIATIQUE

La forte exposition médiatique a mis en valeur l'image de la région, le secteur de l'industrie automobile, et toutes les activités qui s'agrègent autour de celle-ci.

Selon le cabinet Deloitte, « pour le calcul de l'impact économique, seules les dépenses des visiteurs attribuables à la tenue de l'événement ont été prises en compte. Il s'agit des visiteurs étrangers et français résidant dans d'autres régions qui ne se seraient pas rendus dans la région en l'absence du Grand Prix. Cette consommation incrémentale des spectateurs et membres du staff (organisation, écuries et médias présents pour la couverture de la manifestation) a représenté environ 40 M€. Les dépenses se répartissent entre transport, hébergement, restauration, et autres activités touristiques et de loisir.

Aux côtés des dépenses liées aux flux touristiques, la tenue et l'accueil de l'événement ont généré des dépenses d'investissement, d'aménagement et d'organisation qui ont été injectées dans l'économie régionale. Cet impact organisation a été évalué à plus de 5 M€ ».

Le cabinet souligne encore : « Les dépenses touristiques et d'organisation de l'édition 2018 du Grand Prix de Formule 1 ont représenté un impact direct évalué à 46 M€, intégrant l'effet d'éviction lié à l'événement. A ces retombées économiques primaires, se sont ajoutées des retombées économiques secondaires, constituées d'un impact indirect (impliquant les sous-traitants et fournisseurs) et d'un impact induit (issu de la consommation des ménages générée par les revenus liés à l’événement) ».

 

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