Economie

Petits commerces varois

Les Maires du Var apportent leur soutien aux commerces de proximité

Pour Hubert Falco, président des Maires du Var, les mesures de fermeture qui visent certains commerces de proximité suscitent l'incompréhension de nombreux maires de France.

 

Les critères ayant conduit à distinguer les commerces de première nécessité, évoqués par le Premier ministre, sont à l'évidence difficiles à justifier au regard de l'application qui en est faite concrètement. Dimanche sur TF1, le rétropédalage du Premier ministre n'a concerné que la fermeture des rayons de produits non-essentiels dans les grandes surfaces mais va laisser le champs libre aux géants de l'Internet, à l'image d'AMAZON.

MORT CERTAINE DU PETIT COMMERCE

Ce recul est donc jugé insuffisant pour les petits commerçants, condamnés à une mort certaine dans les six mois. D'ores et déjà, des responsables professionnels évoquent la disparition, d'ici mars 2021, de 30% des commerces et des restaurants de proximité !

D'où l'indignation des élus du Var et en tout premier lieu d'Hubert Falco, le maire de Toulon : « Le commerce de centre-ville déjà fragilisé par le premier confinement est animé par des entreprises de petite dimension qui n'ont pas la capacité de résister à une chute brutale et persistante de leur activité sans que soit mise en danger leur existence même.
Elles ne comprennent pas que des activités identiques aux leurs puissent être autorisées pour des entreprises de la grande distribution ou de la vente à distance, elles se trouvent ainsi placées dans une situation de grave déséquilibre de concurrence »,
explique le président des Maires du Var.
Ces derniers jours, de nombreux maires en France ont décidé de prendre des arrêtés municipaux permettant la réouverture de certains commerces. Mais, ces arrêtés sont systématiquement remis en cause par les différentes juridictions et sont donc souvent inapplicables. Seule une décision préfectorale pourrait permettre la réouverture de certains commerces. 
« Ainsi, l'Association des Maires du Var demande à l'État de revoir rapidement la définition de commerce de première nécessité et de l'élargir, dès lors que les conditions de sécurité sanitaire permettent de préserver la santé des commerçants, de leurs salariés et de leurs clients », annonce Hubert Falco.

Même désarroi pour Robert Gomez, président de la CCI PACA : « Notre réseau CCI en région Sud est fortement mobilisé aux côtés de CCI France pour demander au Gouvernement de réétudier la demande du président Pierre Goguet au ministre Alain Griset : autoriser les petits commerces à faire entrer un client à la fois dans leurs magasins, dans le strict respect des mesures sanitaires ».

Le responsable consulaire ajoute : « Maintenir ce minimum d'activité sur site est une question de survie pour environ 60 000 enseignes en Provence-Alpes-Côte d'Azur ! Ces commerces dits « non essentiels », frappés de fermeture pendant l'acte 2 du confinement et pour lesquels l'aide financière de l’État ne suffira peut-être pas à assurer la pérennité ».

ENTRE COLERE ET INCOMPREHENSION

Pour Alain Gargani, président de la CPME Sud, face aux conséquences dévastatrices pour les commerçants, les indépendants et les entrepreneurs, le Gouvernement doit mettre en place un arsenal renforcé de mesures de soutien :

« La fermeture des « commerces non essentiels », difficilement compréhensible, risque de se traduire par un transfert de clientèle du petit commerce vers la grande distribution et le commerce en ligne. Les hôtels, cafés, restaurants, le secteur de l'événementiel, de la culture et du sport paieront eux aussi, encore une fois, le prix fort de cette mesure. La réponse des pouvoirs publics doit être à la hauteur des sacrifices demandés », alerte Alain Gargani.

Photo ALAIN BLANCHOT

Demo

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