Economie

Etude de la CCI du Var

Plus de 70 000 emplois menacés par la disparition des plages

Selon un scénario catastrophique, le Var pourrait perdre plus de 70 000 emplois si l'économie du sable venait à disparaître à plus ou moins long terme !

Pour le premier département balnéaire de France, l'économie du sable revêt une importance capitale. Pour autant, comment en mesurer exactement l'impact des plages sur l'emploi ou sur le PIB des communes. C'est pourquoi Gil Bernardi, maire du Lavandou et Président du Syndicat des Communes du Littoral, a souhaité que la CCI mette l'expertise de ses équipes au service d'une étude apportant des données statistiquement étayées sur l'importance de « l'économie du sable » pour le Var. Économie dont le poids est souvent largement sous-évalué, faute de données chiffrées. Désormais, les chiffres sont là et ils sont très significatifs ! Jacques Bianchi, président de la CCI du Var l'a rappelé : « Nous avions tous raison : l'économie du sable, c'est très important et je dirai même vital pour notre département ».


On supposait que l'activité de nombreuses entreprises situées dans des communes du littoral et rétro-littorales était directement liée à l'attractivité du littoral. Jacques Bianchi l'a confirmé : « Les résultats détaillés de l'étude prouvent que le nombre d'emplois menacés ou le volume de chiffre d'affaires impacté par une baisse d'attractivité du littoral sont à regarder avec beaucoup d'attention ». Il ajoutait : « A l'heure où l'évolution de la réglementation et la répétition des aléas climatiques fragilisent le littoral, il est important de s'interroger sur l'économie du sable sur l'ensemble de l'économie varoise ».


Bref, pour les élus comme pour les chefs d'entreprise, il est urgent de se mobiliser pour maintenir la qualité et la diversité des services rendus par les professionnels sur les plages. Car, qui dit plage dit aussi services. « L'un ne va pas sans l'autre et les deux doivent être préservés pour maintenir l'attractivité du littoral », insistait Jacques Bianchi.
Pour Gil Bernardi, « l'économie du sable ne se limite pas aux plagistes qui bien qu'acteurs centraux de ce moteur économique n'occupent que 20% maximum de nos plages, en en exploitant qu'à peine 5% ! Qu'adviendrait-il de nos économies littorales, si, au fil des décennies et du réchauffement climatique, nos plages disparaissaient. Cette prospective n'est pas théorique puisque le professeur Paskoff l'avait déjà mise en équation, il y a une dizaine d'années ».


Puis il a conclu : « Gageons que les chiffres annoncés par Jacques Bianchi nous permettront de nous engager plus résolument dans une politique déterminée de protection de notre environnement si précieux. Et qu’ils seront le facteur déclenchant d’une politique coordonnée et responsable de la mise en valeur de notre « capital sable » par le déploiement d’un authentique plan de lutte contre l’érosion (..) ».

 

Propos recueillis par Gilles Carvoyeur

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