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Pollution du littoral du Var

François de Canson : « L’Etat a mis tous les moyens contre la pollution »

En tant que conseiller régional en charge des risques majeurs, François de Canson, maire de La Londe-les-Maures, a fait le point avec François de Rugy, le ministre de la transition écologique et solidaire.En effet, le 23 octobre dernier, François de Rugy était dans le Var, pour un point de suivi des opérations de dépollution du littoral et de dépollution, menées en mer par « Le Jason ». Et, il s'est rendu sur l'île de Porquerolles pour constater les opérations de dépollution de « Pointe Prime », en présence de Jean-Pierre Giran, le maire de Hyères.

LE MINISTRE RASSURE LES ELUS LOCAUX

Venu constater l'étendue des dégâts, le ministre a rassuré les élus des villes balnéaires. Ainsi, François de Canson, en charge des risques à la Région, était satisfait : « J'ai obtenu des explications du ministre de l'écologie quant à la lutte contre le fléau qui arrive sur nos plages. Je confirme que l’État a mis tous les moyens pour lutter contre cette pollution. Le ministre a également échanger avec les maires de Bormes-les-Mimosas, Ramatuelle et Sainte-Maxime. En tant que conseiller régional en charge des risques majeurs, je remercie le personnel municipal et les CCFF ainsi que la Région, la seule collectivité qui, pour l'instant, a mis la main au portefeuille. Maintenant, il faut faire en sorte que l’État mette des moyens car, actuellement, ce sont les communes qui font l'avance des frais de dépollution. D'autre part, le ministre de l'écologie m'a assuré que les plages seront correctement nettoyées, à l'issue de l'intervention des services de l’État ».

En effet, depuis le 7 octobre, les services de l’État sont mobilisés, en lien avec les équipes italiennes, afin de contenir toutes les pollutions qui pourraient résulter de la collision intervenue au large de la Corse entre deux navires.

MOBILISATION EXEMPLAIRE DE L'ETAT

Dès le 8 octobre, François de Rugy avait salué les services de l’État pour leur mobilisation : « Dans un temps record et dans des conditions météorologiques difficiles, ils sont parvenus à récupérer la quasi-totalité des hydrocarbures issus de la collision, et ont évité que l’accident n’aboutisse à une catastrophe écologique. Ils demeurent mobilisés en mer, pour contenir les « boulettes » restantes, et sur terre, pour en effectuer le ramassage dans les meilleurs délais ».

Outre la sécurisation des deux bâtiments, les moyens activés ont évité une catastrophe écologique d’ampleur.

« Quelques résidus d’hydrocarbures (moins de 2% de la quantité globale issue de la collision), n’ont pas pu être pompés car trop dispersés. Pour contenir le phénomène en mer, à proximité des côtes, les services de l’État ont déployé des filets afin de récupérer les résidus qui n’ont pas pu être pompés », détaille la préfecture.

Même si les pollutions attendues étaient très faibles, une cellule de crise a été activée par la préfecture. Si nécessaire, les préfets pourraient déclencher les plans POLMAR Terre, en faisant appel à des moyens supplémentaires pour le ramassage de « boulettes ».

Ainsi, à Bormes-les-Mimosas, le nettoyage des secteurs touchés au Cap Bénat était en cours, tandis que de nouvelles traces et boulettes d'hydrocarbures apparaissent à la Favière.

« J'ai pris un arrêté de fermeture des plages et du sentier du littoral dans la zone impactée. Les services techniques et le CCFF étaient au port du Pradet (Cap Bénat), pour procéder au nettoyage des branches et de la végétation souillées par les hydrocarbures. De nouvelles traces et boulettes ayant été constatées à la Favière, j'ai pris un arrêté de fermeture des plages et du sentier du littoral entre la Pointe du Gouron et Cap Blanc. Si la pollution est pour l'instant limitée, nos services municipaux restent extrêmement vigilants », assure François Arizzi, le maire de Bormes-les-Mimosas.

LA LPO PACA PORTE PLAINTE

À la suite de la pollution aux hydrocarbures, entraînant des dégâts irréversibles à la faune et aux milieux marins et terrestres, la LPO PACA a déposé une plainte.

« Parallèlement aux moyens importants de dépollution mis en place par les pouvoirs publics, la LPO et ses bénévoles ont organisé une surveillance préventive de la faune. Le réseau de sauvegarde a été mis en alerte : vétérinaires, transporteurs, centres de soin. Des oiseaux en partie mazoutés ont été observés. ».

Gilles CARVOYEUR - Photos Vincent BARASTIER (Préfecture du Var)

 

RAPPEL DES FAITS

7 OCTOBRE
Intervention d’un hélicoptère de la Gendarmerie nationale pour évaluation technique par un spécialiste du sauvetage en mer.
Arrivée sur zone à 15 heures du remorqueur d’Intervention, d’Assistance et de Sauvetage (RIAS) Abeille Flandre de Villefranche-sur-Mer.

A 12 heures, hélitreuillage de l’Équipe d’Évaluation et d’Intervention (EEI) par un hélicoptère de la Marine nationale de type NH90 sur les deux navires.

A 21 heures, déclenchement de l’accord RAMOGEPOL. 3 bâtiments français et italiens sont sur zone et un premier barrage est posé.

8 OCTOBRE
En fin de matinée, 6 navires français et italiens sont sur zone, répartis sur deux chantiers, l’un traitant la pollution et l’autre en charge de la désincarcération des deux navires. Une équipe du CEPPOL arrive en renfort.

9 OCTOBRE
Arrivé du Brezzamare sur zone. Ce navire dépend du réseau de navires anti-pollution établi par l’Agence Européenne de Sécurité Maritime (AESM). Premières tentatives de désincarcération de l’Ulysse. Déploiement sur zone d’experts supplémentaires.

Première plongée sous coque effectuée.

11 OCTOBRE
A 21h30, libération du navire Ulysse du porte-conteneurs Virginia sous l’effet combiné des mouvements de houle et des précédentes tentatives de désincarcération.

12 OCTOBRE
L’Ulysse met le cap vers un port tunisien. Le Virginia reste au mouillage avec un barrage antipollution autour de la brèche en attendant la décision de son armateur pour le transit. Le préfet maritime prononce la fin de mission de l’équipe d’intervention de la Marine nationale déployée depuis le 7 octobre.
18 OCTOBRE
Mise en place de petites embarcations afin de lutter contre les restes de pollution au plus près des côtes.

23 OCTOBRE
Départ du Virginia, escorté par un remorqueur français vers le port choisi par son armateur.

ENGAGEMENT HORS-NORME

• + de 500 personnes engagées à terre, en mer et en l’air
• + de 96 000 heures de travail cumulées
• Engagement des 3 armées ainsi que l’ensemble des acteurs français et internationaux (Douanes, Gendarmerie maritime, Affaires maritimes, Cross Méditerranée, CSM, UE, ...)
• Pour la première fois dans le cadre de la lutte antipollution,
engagement des drones du Commando Kieffer.
• + de 34 navires français et italiens
• + de 9 aéronefs (hélicoptères, avion et drones) français et italiens
• Du matériel antipollution adapté engagé (barrages, écrémeurs,
moyens satellitaires, …)

LES PLAGES IMPACTEES (au 22 octobre)

• à Sainte-Maxime : plages de la Nartelle, La Madrague, Les Oursins, La Croisette et Les Sardinaux.
• à Saint-Tropez : plages de La Moutte, Ponche, Les Salins et des Canebiers.
• à Ramatuelle : plages du Tahiti, Pampelonne, la Quessine et de l’Escalet (linéaire de rochers et Cap Lardier).
• à La Croix-Valmer : sur le linéaire entre le Cap Taillat et le Cap Lardier, plage de la Briande.
• à Hyères, sur l’île de Porquerolles : plages de La Courtade, Notre-Dame, Alycastre, Pointe Prime et Le Lequin et sur l’île du Levant : calanque du Phare du Titan.
• à Grimaud : plages de Port Grimaud Sud, Port Grimaud Nord, Saint-Pons-les-Murs, plage du Gros Pin et son anse attenante
• à Cogolin : plage des Marines de Cogolin.
• à Gassin : plages de la Petite Bouillabaisse, Moune, Malleribes et Loriot.
• à Bormes-les-Mimosas : plages du Pradet, de Porto Fino et de la Calanque Saint-Jean au Cap Bénat, La Favière et du Gaou
• au Rayol-Canadel : plage du Canadel.

Demo

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