Sécurité

Spectaculaire exercice anti terrorisme

Depuis maintenant plus d’un an, en France comme dans le Var, policiers et gendarmes sont mobilisés sur de nombreux fronts.

Aux exigences habituelles de leur cœur de métier – la lutte contre le crime organisé et contre la délinquance – s’ajoute désormais, avec une intensité inédite, la réponse à la menace terroriste. Celle-ci est plus élevée qu’elle ne l’a jamais été, comme les
terribles attentats en France et en Europe l’ont démontré. Contre le terrorisme djihadiste, police et gendarmerie doivent se préparer à mener un combat de longue haleine. Cette lutte opiniâtre porte déjà ses fruits et a permis de mettre en échec de nombreux projets d’attentat sur notre sol.
C’est dans cet esprit que le Général de corps d’armée David Galtier, patron des gendarmes de PACA, commandant la région de Gendarmerie Provence-Alpes-Côte d’Azur et la Zone de défense Sud, et le Colonel Herrmann, patron des gendarmes du Var, ont présenté les capacités de la gendarmerie du Var en cas d’attaque terroriste.
Pour le Général Galtier, « l'évolution des actes de nature terroriste nécessite une adaptation des modes d'intervention de la gendarmerie. Il s'agit en particulier, face à une tuerie planifiée, de mettre en œuvre une réponse opérationnelle immédiate dont l'objectif principal est d'empêcher l'adversaire de faire un grand nombre de victimes ».

LE PLAN BAC-PSIG

En avril 2016, pour mieux répondre à cet impératif, le ministre de l’Intérieur, Bernard Cazeneuve, a demandé à l’Unité de coordination des forces d’intervention (UCoFI) d’établir, en lien avec les directions générales et les principales unités d’intervention spécialisée (le GIGN, le RAID et la BRI), un schéma national d’intervention.
Le général ajoute : "En cas d’attaque terroriste, le facteur temps est devenu l’élément déterminant pour limiter au maximum le nombre des victimes. Faire cesser le plus rapidement possible une attaque terroriste est une exigence de sûreté majeure. Le dispositif repose sur trois piliers, avec un engagement graduel des forces, du bas vers le haut."
- L’intervention élémentaire : Elle concerne les gendarmes des brigades territoriales et policiers de la sécurité publique, « premiers à parvenir immédiatement sur les lieux et à faire face aux terroristes. » Ce sont les primo-engagés.
- L’intervention intermédiaire : Elle concerne les 750 PSIG SABRE GN et BAC PN, sélectionnés en fonction de leur répartition stratégique sur le territoire et renforcés en conséquence. Ces unités de proximité assurent la première intervention dans les meilleurs délais. Ce sont les primo-intervenants.
- L’intervention spécialisée : Elle concerne le GIGN et les antennes GIGN, le Raid et ses antennes et la BRI Paris. Ces effectifs au niveau d’expertise extrêmement élevé, entrent en action, pour procéder à l’assaut final qui doit permettre de neutraliser les terroristes ou les preneurs d’otages de manière définitive, tout en déjouant ou en contournant les éventuels obstacles .

QUI FAIT QUOI POUR LA GENDARMERIE ?

Le général Galtier détaille l'organisation des forces : « Les primo-engagés vont localiser et identifier la menace, sans attendre les renforts. Sans péril imminent de mort pour soi-même ou autrui, ils se protègent et renseignent. Sinon, ils tentent de fixer l’adversaire ou de le neutraliser pour mettre fin aux homicides. A défaut de tenir la position et de renseigner. Les primo-intervenants – PSIG SABRE, selon l’imminence du péril, relèvent les engagés et vont neutraliser ou fixer l’adversaire, en mesure de protéger et de se protéger en cas d’action suicide. Les forces spécialisées déjouent les pièges et contournent les difficultés mises en place par les terroristes (pièges, bombes sales, etc.) avant l’assaut final ».
La gendarmerie dispose de 5 PSIG SABRE à Saint-Paul-les-Durance, Aix-en-Provence, Cannes, Brignoles et Avignon ainsi que d'une antenne GIGN à Orange. Par ailleurs, la zone de défense et de sécurité Sud dispose de 16 escadrons de gendarmerie mobile, chaque escadron comptant un peloton d’intervention (PI) et 3 pelotons de marche. Le peloton d’intervention se compose de 16 à 18 militaires, en fonction des missions.

LE CONCEPT PSIG SABRE

Le patron des gendarmes azuréens complète : « Compte-tenu de leur implantation sur le territoire et du niveau de formation de leurs personnels, les PSIG s'imposent comme des éléments d'intervention de proximité, capables d'être engagés sur très court préavis ».
Au quotidien, les PSIG « Sabre » accomplissent les mêmes missions que les autres PSIG. Il ne s'agit pas de créer un nouveau type d'unité d'intervention.
Depuis l'été 2016, 50 d'entre-eux sont opérationnels, 50 autres le seront en 2017 et les 50 derniers en 2018.

Gilles Carvoyeur – Photos Philippe Olivier et Préfecture du Var

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