Toulon

Commémoration

50 ans après, le naufrage de La Minerve reste inexpliqué


Il y a 50 ans, disparaissait le sous-marin La Minerve au large des côtes toulonnaises.
La Minerve faisait partie des sous-marins français de classe Daphné, qui comptait 11 sous-marins construits pendant les années 1950 et années 1960 pour les forces sous-marines de la Marine nationale.


MATIN TRAGIQUE DU 27 JANVIER 1968
Mis sur cale en mai 1958 par les chantiers navals à Nantes, il est baptisé le 30 mai 1960 et mis à flot le 19 juin 1962. Entré en service actif le 10 juin 1964, il est affecté à la première escadrille des sous-marins et ne navigua que dans les eaux de la Méditerranée jusqu'au tragique matin du 27 janvier 1968, jour où les conditions météorologiques étaient mauvaises.
Ce drame reste dans la Marine nationale, ainsi que dans toute la corporation des sous-mariniers, comme l'une des plus grandes tragédies.
Ainsi, il y a cinquante ans, lors d'un exercice, le S 647 disparaissait avec son équipage entier, au large des côtes de Toulon, par des fonds de plus de 1 500 mètres sans explication. La Minerve et ses 52 membres d'équipage ne seront jamais retrouvés.


LA CAUSE DU NAUFRAGE RESTE INCONNUE
Le 9 février 1968, le général de Gaulle, alors Président de la République présida la cérémonie d'hommage national. Pour l'anecdote, il est rapporté que le général porta pendant un mois, un brassard noir au bras gauche en signe de deuil.
50 ans après, le mystère n'est toujours pas percé, les causes du naufrage demeurant inconnues. Une question reste sans réponse : Comment ce géant des mers, de plus de 800 tonnes et d'une longueur de 58 mètres a-t-il pu disparaître sans laisser la moindre trace ?
Toutes les hypothèses ont été évoquées, mais la vérité n'est pas connue officiellement car le dossier est toujours classifié « Secret Défense ».


UN MONUMENT FACE A LA RADE
Chaque année, depuis la disparition de La Minerve, les familles, les autorités militaires et civiles, les associations patriotiques et mémorielles (1) rendent un hommage vibrant. Puis, après les discours, le nom de chaque disparu est lu avec émotion.
L'équipage du S 647 était composé de 6 officiers, 17 officiers mariniers, 27 quartiers maîtres et matelots.
La commémoration du samedi 27 janvier s'est déroulée dans les  jardins de la tour Royale, devant l'imposant monument national, inauguré le 28 novembre 2009.
Le même jour, la corporation des sous-mariniers commémore, sur l'ensemble de l'hexagone, ce drame qui a laissé une blessure profonde.
Face à la rade de Toulon, ce monument, œuvre du sculpteur Gérard Vie (2) rappelle la forme d'un sous-marin, avec sur l'avant, vers le sol, une statue de bronze représentant une femme tenant un enfant qui la regarde, avec à ses pieds un dauphin.
Entre deux insignes en bronze des sous-mariniers, sur un arc de cercle, et de part et d'autre le monument, sont gravés les noms des disparus " Morts pour la France ", dans l'ordre chronologique de leur disparition.


Photos Nicolas TUDORT et Francis JACQUOT.


(1) Jean Luc Videlaine, Préfet du Var, Vice-amiral d'Escadre Charles Henri de la Faverie du Che, Préfet maritime, Hubert Falco, ancien ministre et maire de Toulon, du Contre-Amiral Dominique Salles, président de l'association générale des amicales de sous-mariniers, Patrick Meulet, président de l'amicale Rubis, de nombreux élus de Toulon et des communes environnantes et des présidents d'associations patriotiques et mémorielles ainsi que des familles.
(2) Le monument a été réalisé par le sculpteur des Armées Gérard Vie et avec Olivier Detroyat architecte, à l'initiative de l'AMNSM, association, crée en avril 2002 par le Vice-amiral d'escadre (2s) Philippe Durteste, le lieutenant de vaisseau (H) Bernard Kurtzemann et du Major ®Jean Pierre Trouboul.

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