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François Arizzi, maire : « Le plan contre les incendies devra se faire en concertation avec les élus »

Le premier magistrat de Bormes-les-Mimosas est catégorique : « Je préviens les différents services de l’État. Le nouveau plan contre les incendies (PPRIF) devra être fait en concertation avec la commune. Si l'on tente de nous l'imposer, nous ne le voterons pas ».

Mais avant d'aborder ce délicat sujet, le maire revient sur le travail mené par son équipe municipale en 2018. Ainsi, le village a connu de nombreux chantiers, comme le chantier de la Chapelle-Notre-Dame-de-Constance qui est terminé. C'était la première opération de rénovation du patrimoine communal via un chantier d'insertion.

François Arizzi ne compte pas en rester là : « Nous allons continuer ces rénovations en suivant une planification annuelle, avec une mise en valeur lumineuse de nos bâtiments publics. Vous pouvez déjà admirer l'église Saint-Trophyme, joliment éclairée de nuit.

L'assainissement collectif vers la Verrerie est terminé pour la partie des réseaux en gravitaire. Les travaux de la digue du port ont commencé avec la fabrication des écopodes sur la commune. Pour mémoire, ce projet d'un montant de 15 millions d'€ va permettre la mise en sécurité des bateaux sur tous les quais, toute l'année, sans augmenter l'emprise de la digue sur les fonds marins. Entièrement financé par le Yacht Club, il ne coûte pas un seul euro aux contribuables Borméens ».
Toutefois, pour amortir cette dépense, la durée de l'amodiation a été prolongée, avec une augmentation de la redevance versée à la commune. A noter que le chantier s'interrompra pour la saison et reprendra en octobre, sa fin étant programmée au printemps 2020.

LA GENEROSITE DE NICOLAS SARKOZY

Le maire la liste des travaux programmé par son équipe municipale : « Le centre multi accueil est en cours d'agrandissement, avec une salle de repos et de déjeuner pour les 25 personnes travaillant pour nos pitchouns. La salle des mariages de la mairie a fait peau neuve et ravit tout le monde, en liant le modernisme du mobilier à la tradition provençale exprimée au travers des fresques de Maurin des Maures.

Le jardin du Musée a été réhabilité, prêt à recevoir les visiteurs. La seconde tranche de souffle d'art poursuit son bonhomme de chemin au village. Le tracé est défini, la signalétique va être mise en place et la magnifique sculpture monumentale de Christophe Charbonnel, intitulée « La Victoire » a été installée sur l'esplanade du château ». A noter qu'une partie du financement de cette œuvre a été assuré par des mécènes privés dont M. et Mme Paul Villemagne, propriétaires du Château, M. et Mme Nicolas Sarkozy, comme quoi l'amour des présidents de la République pour le village est une réalité qui ne se dément pas et reste vivace au fil du temps ».

DISTINCTION DEPUIS 49 ANS SANS DISCONTINUER

François Arizzi poursuit : « Par ailleurs, les travaux de lutte contre les inondations se sont poursuivis sur le bassin borméo-lavandourain, même si la compétence sur le sujet a été transférée à l'intercommunalité en 2018. Les logements en accession à la propriété du Clos Charlot sont sortis de terre. Nous allons continuer notre effort afin de permettre aux Borméennes et aux Borméens de pouvoir rester vivre au pays (…).
Les travaux d'amélioration du Centre Technique Municipal ont commencé, apportant de meilleures conditions de travail à nos équipes techniques. Je suis satisfait d'avoir pu tenir cet engagement de campagne. Puisque l’on parle des services techniques, je voudrais mettre en lumière le service des espaces verts de la ville » (…).

Il y a deux mois, Bormes a vu le renouvellement de la plus haute récompense nationale dans le fleurissement des collectivités, à savoir la précieuse distinction 4 fleurs pour les 4 prochaines années. Cela fait 49 ans sans discontinuer que nous obtenons cette récompense » (...).
Le maire évoque également les travaux d'embellissement de la commune : « Nous avons engagé un plan sur 5 ans de réhabilitation et de modernisation de l'éclairage public. L'année dernière, 330 000 € de budget y auront été consacré. En tout, en 2018, nous aurons investi 708 000 € pour les gros travaux et l'entretien des bâtiments publics, et 718 000 pour les travaux et l'entretien de la voirie et de nos réseaux.

Toujours dans le cadre des travaux et suite à l'incendie de 2017, il a été réalisé de nombreuses actions de débroussaillement.
Elles ont été menées à bien, pour notamment protéger la partie nord et ouest du village ».

BIENTOT UN NOUVEAU PLAN CONTRE LES INCENDIES

Au sujet du débroussaillement, le premier magistrat rappelle le rebondissement inattendu, survenu récemment : « Je veux parler du PPRIF (Plan de Prévention des Risques d'Incendies de Forêt) et du PLU (Plan Local d'Urbanisme) de la commune.

Pour mémoire, notre PPRIF avait été voté en toute hâte en 2014, 3 mois avant les élections par nos prédécesseurs.

Cette décision lourde de conséquences, allait impacter fortement les règles d'urbanisme et coûter très cher à de nombreux contribuables. L'équipe « Ensemble pour Bormes », en 2014, avait fait un recours gracieux contre ce PPRIF.
Ce document, réalisé par les services de l’État, sans connaissance du terrain, sans concertation, avait accouché au final d'un document imposé, ne tenant aucun compte de la réalité de Bormes-les-Mimosas.

Nous avons dû l'appliquer, mais aussi l'intégrer à nos réflexions en matière d'urbanisme et notamment la révision de notre PLU, engagée de prime abord afin de minimiser les effets pervers de  la loi ALUR ainsi que le Grenelle II de l'environnement.

Ce PPRIF, a été attaqué. Le Tribunal Administratif l'a dans un premier temps confirmé, avant que la Cours Administrative d'Appel de Marseille ne l'annule en novembre dernier.
Hasard du calendrier, cette décision est tombée en pleine enquête publique du PLU. Si sur le fond, je suis, avec mes élus, très satisfait que ce document, élaboré sans l'expertise des gens de terrain ait été annulé, sur la forme, cela fait quatre années que nous travaillons notre PLU en tenant compte des contraintes imposées par le PPRIF.
Si tout notre travail n'est pas remis en cause, une partie non négligeable est basée sur des règles qui ne sont plus en vigueur.


Sans vouloir entrer dans les détails, à ce stade, quatre types d'incidences sont identifiées sans qu'on connaisse complètement l'étendue réelle de cette annulation. Les incidences sur les permis de construire dont certains avaient été refusés pour des motifs liés au PPRIF. De plus, le PPRIF prescrivait un certain nombre de travaux d'aménagement à réaliser par la commune, dont certains étaient obligatoires. Il va falloir étudier l'intérêt et la pertinence de leur poursuite. La modification majeure envisagée à ce jour est le retour à une Obligation Légale de Débroussaillement de 50 mètres autour des bâtis et non 100 mètres, quelle que soit la destination ou l'usage du bâti.


Pour autant ce débroussaillement accru a montré son efficacité lors des incendies de 2017. Certains propriétaires ou domaines ont déjà réalisé ce débroussaillement à 100 m, il est vraiment recommandé de conserver les ouvrages existants, car maintenant que le plus gros est fait, le coût d'entretien est bien moindre. Enfin, cette annulation du PPRIF porte un effet important sur notre PLU. Le suspendre, devrait nous permettre de mettre en conformité notre projet sur la base des échanges et prescriptions que nous donnerons les services de l’État. En cas de désaccord et si des modifications étaient nécessaires au point de bouleverser le futur PLU, je serai dans l'obligation de remettre la procédure de révision le temps d'avoir des indications claires et irréfutables.


Alors je le sais, mes services le savent, ce retard qui pourra aller de quelques mois à 2 ans va reculer des projets attendus par certains depuis parfois fort longtemps.
J'en suis le premier désolé, nous avions travaillé pour leur permettre de réaliser leurs aménagements, nous avions partagé leurs attentes, nous comprenons leur frustration. Ce retard freinerait aussi la croissance économique de certaines zones, mais des décisions hâtives comporteraient encore plus de risques et pourraient éloigner encore plus durablement toutes perspectives de développement.

Quant à un futur PPRIF, Il y a de fortes chances que la préfecture souhaite élaborer un nouveau document.
Mais, je préviens les différents services de l’État. Ce nouveau PPRIF devra être fait en concertation avec la commune, ses services, ses élus. Si l'on tente de nous l'imposer, nous ne le voterons pas (...) ».

Photo Ville de Bormes

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