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François de Rugy, ministre : « Les coupables seront recherchés et les coupables payeront » !

A la suite de la pollution aux hydrocarbures qui a touché les côtes varoises, Jean-Louis Masson, député de la 3ème circonscription du Var, a posé une question au Gouvernement, lors de la séance de l'Assemblée Nationale, le 24 octobre dernier. La réponse de François de Rugy, ministre la transition écologique et solidaire, a été, particulièrement, cinglante.

LA QUESTION DE JEAN-LOUIS MASSON

« Votre Gouvernement a fait le choix d’une écologie punitive en augmentant toujours un peu plus les taxes sur les carburants.

En revanche, votre action semble bien dérisoire en matière d’écologie préventive et de préservation des espaces marins.

En effet, le 7 octobre, 2 navires entraient en collision au large du Cap Corse. On pouvait légitimement penser que l’État positionne un ensemble de moyens maritimes et aériens pour prévenir tout risque de pollution. Manifestement, cela n’a pas été le cas du moins dans la durée.
8 jours plus tard, soit le 15 octobre, l’État communique de manière abusivement rassurante faisant ainsi décroître la vigilance de tous les acteurs.

Il faudra attendre le 16 octobre, soit 9 jours après la collision, pour que le plan « ORSEC 3 » soit déclenché.

Aujourd’hui, des dizaines de kilomètres du littoral varois, dont certains font partie du parc national de Port-Cros, sont frappés par une pollution aux hydrocarbures.

Les dégâts sont conséquents et probablement durables. Aux dommages écologiques sur les espaces marins, s’ajoutent d’autres dommages plus économiques.

Je ne peux cacher mon amertume, celle des élus locaux et de nos concitoyens.

Neufs jours pour déclencher le plan d’urgence, c’est long, c’est très long, c’est trop long.

Vous portez Monsieur le Ministre, au nom du Gouvernement, la responsabilité de l’improvisation des services de l’État face à cette catastrophe.

J’ai la faiblesse de penser que si cette collision avait eu lieu en août devant le fort de Brégançon, vous n’auriez pas attendu 9 jours pour réagir.

Alors Monsieur le Ministre d’État, quelles réponses pouvez-vous apporter à la représentation nationale sur vos défaillances dans cette catastrophe environnementale ?

Quand allez-vous porter une vraie ambition pour préserver notre patrimoine naturel, plutôt que de prendre l’écologie comme prétexte pour assommer les Français de taxes injustes » ?

LA REPONSE DE FRANCOIS DE RUGY

« Vous le savez le 7 octobre a eu lieu cette incroyable collision au Nord du Cap Corse entre un porte-conteneur et un car-ferry c'était un dimanche matin.

Dès le jour même les moyens ont été dépêchés sur place le remorqueur Abeille Flandres, le remorqueur qui est également équipé de moyens anti-pollution, Jason, également. Des moyens civils et militaires, français et italiens.

Je me suis rendu sur place, le lundi après-midi, pour survoler la zone et constater et je l'ai dit, y compris dans cette assemblée en réponse à une question de Madame Muschotti, députée du Var, que nous avions constaté que la pollution qui a été déclenchée par le fait que le porte-conteneurs a été éventré, a été suivie de bout en bout mais qu'elle dérivait vers le Nord.

Évidemment que cette nappe, nous l'avions constaté, elle était en train de dériver et de s'étirer. Nous avons eu deux chantiers à mener de front et les services de l’État, des civils, militaires ont été mobilisés.
Franchement, Monsieur le député, je vous invite à aller leur dire ce que vous avez dit là : en face ! Qu'ils n'ont rien fait pendant 15 jours.

J'ai rencontré les équipages du Jason, ce bateau qui a pompé du pétrole et qui en est encore souillé sur la coque, sur la plage arrière. Et ces marins qui sont fatigués, qui sont usés, sont encore à l'œuvre.

Sachant que dans le même temps nous cherchions à désencastrer, évidemment, les deux navires pour pomper ce qui restait dans la coque du porte-conteneurs. Et dans le même temps, sous l'autorité du Préfet Maritime avec les deux Préfets des Alpes-Maritimes et du Var, nous avons mobilisé les moyens à terre. Je suis allé le constater en rencontrant les députées, Madame Muschotti, Madame Mauborgne. Mais également les maires, les élus locaux qui ont mobilisé leurs agents. Là aussi ! Agents de l’État, agents des communes, agents du département, pompiers, militaires et mêmes des bénévoles qui se joignent pour traiter cette pollution.

Nous sommes tous mobilisés. Et pour finir, je vous le dis, les coupables seront recherchés et les coupables payeront » !

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