Josy Chambon (UDI) : "Les sudistes en bonne position" !

L’UDI a annoncé la composition officielle de la première moitié de la liste “Les Européens” qu’elle présente aux élections européennes du 26 mai prochain.

Cette liste conduite par Jean-Christophe Lagarde, veut offrir une alternative « à tous ceux qui partagent les valeurs de la droite et le centre européens ».

Elle fait la part belle aux élus de la région sud. En effet, 5 candidats sont issus du territoire, avec Josy Chambon (conseillère régionale de la région sud), en 4ème position, Sonia Zidate (vice-présidente de la région sud), en 12ème position, Brigitte Devesa (conseillère départementale des Bouches du Rhône – adjointe au maire d’Aix-en-Provence), en 22ème position, Anne Claudius-Petit (conseillère régionale de la région sud – conseillère d’arrondissement de Marseille), en 32ème position, et Gilles Cima (adjoint au maire de Cannes), en 37ème position.
Avec l’ancienne ministre Nora Berra et Louis Giscard d’Estaing en deuxième et en troisième position, la liste « Les Européens » porte son ambition « pour une Europe moins paralysée et plus démocratique ».

« L’Europe est trop souvent paralysée par la règle de l’unanimité qui permet à un seul État de bloquer les 27 autres. Jean-Christophe Lagarde était le seul député français à avoir voté contre l’élargissement en 2004. Il a été le premier comprendre que la construction européenne serait bloquée si les règles de gouvernance ne changeaient pas. Nous proposons de supprimer la règle de l’unanimité sur les sujets économiques et sociaux pour mettre fin à la paralysie et rendre l’Europe plus efficace », explique Josy Chambon.

DES PROPOSITIONS CONCRETES

L’UDI mise sur ses propositions concrètes pour faire la différence dans la dernière ligne droite.

Pour Josy Chambon, « les citoyens sont lassés des grands discours et des formules un peu creuses qu’on entend trop souvent. Les mesures très concrètes et les grands projets fédérateurs que nous défendons pour que l’Europe soit plus stratégique peuvent trouver un échos, comme le FBI européen anti-terroriste, le règlement européen sur la propriété des données pour que les géants du numérique rémunèrent les citoyens, un règlement européen pour empêcher l'accaparement de nos terres agricoles par des investisseurs étrangers et pour interdire l’importation d’aliments traités avec des molécules interdites en Europe, le livret E pour financer des projets verts comme les bateaux et avions à hydrogène ou la croisade contre le continent plastique, la suppression de toutes les contributions nationales des États à l’UE pour rendre 91 milliards d’€ aux français sur sept ans, compensés par une taxe sur les importations de produits polluants, une taxe sur les transactions financières et un droit de timbre pour les touristes extra-européens ».

REMEDIER A L'INJUSTICE FISCALE
La liste « Les Européens » veut, également, remédier à l’injustice sociale et fiscale qui affaiblit le sentiment européen.

« L’UDI est le parti créé par Jean Louis Borloo dont Simone Veil a été l’adhérente n° 1 et dont les combats nous inspirent encore. Nous sommes attachés à favoriser un développement économique plus juste et plus équilibré, c’est pourquoi nous défendons un taux minimum européen d’impôt sur les sociétés, car il n’y a pas de justice fiscale quand STARBUCKS ne paie que 0,2% d’impôt aux Pays-Bas alors que les entreprises françaises paient 33% », conclut Josy Chambon !

Josy Chambon, une femme indépendante et déterminée

Rencontre avec Josy Chambon, n°4 de la liste UDI pour la prochaine élection européenne.

Josy Chambon répond aux questions de La Gazette du Var.

Pouvez-vous vous décrire en quelques mots ?

Josy CHAMBON. Je suis plus humaniste que politique, même si l'un ne va pas sans l'autre. Je me sens complètement libre. Présidente de l'UDI du Var depuis sa création, ce parti me convient bien par les valeurs qu'il porte. Je me retrouve dans la dimension humaniste du mouvement UDI. Nous défendons une Europe puissante pour une France forte, plus rassurée donc plus indépendante. J'aime l'idée de la méritocratie pour une égalité des chances, et je milite pour le rejet des extrêmes.

Que détestez-vous le plus ?

  1. La langue de bois, les coups bas, la démagogie. Les cyniques tentés par le pessimisme, loin de l'espérance positive.

Je déteste les campagnes électorales où tout est prétexte aux abus de langage, aux attaques sans fondement contre les personnes et non contre les idées ! Les thèmes majeurs se trouvent noyés sous une couche d'agressivité stérile. Pour moi, c'est insupportable et beaucoup d'électeurs se découragent en fuyant le vote.

Au contraire, qu'aimez-vous ?

J.C. : J'adore mon mandat de conseillère régionale et travailler en toute confiance avec Renaud Muselier, notre président, ouvert au dialogue et accessible.

Pour moi, c'est la décision qui va dicter l'action citoyenne. C'est préparer, chercher les arguments. C'est se forger un caractère pour éviter les procès d'intention, les fautes de jugement. C'est aussi être le porte-parole de nos concitoyens, en être le relais dans la mesure de mes possibilités. C'est remettre des clés à ceux qui ne peuvent pas atteindre la serrure.

Et, l'Europe dans tout cela, c'est quoi ?

J.C. : Les élections européennes de mai sont un enjeu fondamental pour l'avenir de notre pays. Je regrette simplement qu'elles ne passionnent pas beaucoup de Français. Ne pas voter, c'est laisser la place à la confusion. L'Europe brûle et nous regardons ailleurs !

Il ne peut y avoir de France forte sans Europe puissante. Nous ne devons pas noyer nos pays dans l'Europe. Mais, sans l'Europe, nos pays seront noyés, faute de bouée de sauvetage !

Faire nation ensemble n'a rien de contradictoire avec la volonté de faire l'Europe ensemble. Au contraire, les deux sont indispensables pour construire une France forte.

Votre fibre humanitaire est une spécificité dans le monde politique ?

J.C. : C'est vrai ! Il y a quelques mois, j'ai été nommée conseillère spéciale auprès du Ministre de la Santé et de l'Action Sociale du Sénégal. En me nommant à ce poste, il a reconnu mes actions et mon esprit. Et, la possibilité de faire un lien entre la France et le Sénégal, en matière d'aide humanitaire et de santé.

Sur un autre plan, j'ai un point de vue sur l'immigration. Il faut développer de manière ambitieuse le co-développement avec l'Afrique. Plus on en fera pour l'économie africaine, pour la formation et le niveau de vie des pays en voie de développement, plus les populations n'auront plus de raison de faire leur pays et d'immigrer en Europe. L'Afrique est riche en produits agricoles qu'elle exporte en masse et qui pourraient nourrir les populations autochtones.

 

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