La Farlède

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Sereine Mauborgne, députée du Var, en visite au centre pénitentiaire.

Le 20 mai, Sereine Mauborgne, députée de la 4ème circonscription du Var, s'est rendue à la prison de la Farlède pour y rencontrer une délégation de prisonniers.

Accueillie par Sophie Bondil, la directrice, la parlementaire y était attendue pour une réunion-débat avec 10 détenus et quelques membres du personnel. Elle explique sa démarche à La Gazette du Var.

Quels ont été les sujets abordés ?

SEREINE MAUBORGNE. Les élections européennes, bien sûr. Bien que sur 630 prisonniers, seuls 41 avaient le profil pour voter.

Et, également, la surpopulation endémique, voire chronique dans les prisons, pointée par le Conseil de l'Europe depuis de nombreuses années. Des pistes existent pour des mesures alternatives.

Quel autre sujet a été abordé ?

  1. Très vite, la vie quotidienne et les difficultés qu'elle peut comporter sont venues alimenter les échanges avec les détenues. La rupture des liens familiaux et les difficultés rencontrées par les familles des détenus qui doivent attendre sur une route départementale, dénuée de trottoir, pour accéder à l'espace des visites. Un sujet que je compte soumettre au Département à qui revient la charge de la gestion des routes.

Pourquoi avoir choisi de vous rendre à la prison de la Farlède ?

  1. Initialement, je souhaitais sensibiliser les détenus à l'importance d'un engagement citoyen. Et les échanges que j'ai pu avoir avec eux à ce sujet ont été riches d'enseignements. Durant ma carrière d'infirmière, je suis intervenue plusieurs fois au sein du monde carcéral, et pour le connaître, il m’apparaît évident qu'il faille être présent tant aux côtés des prisonniers que du personnel. C'est la base d'une réinsertion réussie.

Voilà pourquoi, je m'inquiète du manque de moyens qui est le leur ne serait-ce que pour avoir accès à des abonnements magazines. Ou de la disparition des associations étudiantes qui, auparavant, venaient dispenser enseignements et visites aux détenues et qui ont complètement déserté les prisons.

Que comptez-vous faire ?

  1. Sensibiliser les associations de ma connaissance, dans un premier temps. Et elles sont nombreuses. Puis grâce aux relais médias, rappeler que les détenus ont besoin d'accompagnement et que les soutenir c'est permettre une réinsertion plus rapide. Une fois leur peine purgée, il n'est pas nécessaire de leur en infliger une seconde en les laissant de côté.

Enfin, je souhaite plus de reconnaissance pour les personnels qui travaillent au sein des pénitenciers. Une valorisation dont je compte m'entretenir avec le ministre de la Justice dès que possible.

Propos recueillis par Gilles CARVOYEUR

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