Ville de La Croix-Valmer

Une longue et délicate mission de dépollution

Le 24 octobre dernier, une douzaine de volontaires était réuni sur la plage de la Briande pour commencer le nettoyage, suite à la pollution aux hydrocarbures qui a touché de nombreuses communes du littoral varois.

Agents du centre technique municipal, du Parc national de Port-Cros ou membres du CCFF travaillent sous le commandement de la Sécurité Civile.

Ainsi, Bernard Jobert, le maire, a constaté l'étendue des dégâts. « La zone la plus touchée de la plage de la Briande se situe sur la partie ouest, côté Cap Lardier, délimitée par des piquets posés par les agents du Parc afin de matérialiser l'interdiction de passage et avoir une vue d'ensemble pour faciliter le nettoyage ».

NE PAS CONTAMINER L'ENVIRONNEMENT

L'élu a remercié chaque agent pour sa contribution au nettoyage. Ensuite, le personnel a enfilé la tenue réglementaire (combinaison, bottes, gants) et a commencé sa délicate mission. Le traitement du sable est une priorité afin d'éviter que des galettes d'hydrocarbures s'enfoncent dans le sable ou encore repartent à la mer et échouent sur un autre rivage. Ainsi, les plages de sable de Sainte Maxime, Ramatuelle, Saint-Tropez et Port Grimaud ont été traitées par les sapeurs-pompiers, la sécurité civile, le CCFF, en raison de leur accessibilité au public.

Le premier magistrat ajoutait : « En effet, une zone de dépollution a été délimitée tout autour du cabanon de la Bastide Blanche par une bâche au sol permettant aux agents d'enlever leurs tenues sans contaminer l'environnement, une fois sortie de la zone polluée. De plus, les sacs de déchets sont entreposés, à cet endroit, dans l'attente d'être transférés dans une usine de traitement ».

Pour accomplir leur travail, les agents étaient briefés par le CEDRE, une association experte en pollution des eaux. C'est elle qui est missionnée par le gouvernement pour apporter son aide dans l'organisation des opérations de nettoyage dans le golfe de Saint-Tropez.

Ses spécialistes ont rappelé quelques gestes essentiels : « Tout d'abord, l'importance de ne pas faire de trou pour récupérer les galettes. Les agents doivent nettoyer ce qui est en surface, voire 4 à 5 cm en dessous, mais pas plus. Il y a aussi le risque de contamination du matériel. C'est pourquoi nous demandons que la brouette à moteur soit le plus éloignée possible de la zone polluée, afin d'éviter que des galettes se collent dessus et contaminent les routes une fois sortie de la zone de dépollution ».

De son côté, le CCFF, déjà rompu à ces manipulations, veillait à la bonne application du protocole de nettoyage.

UN NETTOYAGE METHODIQUE

« C'est un nettoyage très méthodique puisque les galettes ont été captées par la posidonie. Il est donc parfois difficile de les voir », expliquait Christian Nobilini, membre du CCFF.
Le travail de dépollution risque de prendre plusieurs semaines, voire plusieurs mois.

« Le nettoyage de la plage risque d'être plus long que prévu. Au fur et à mesure qu'ils en ramassent, d'autres apparaissent. Le personnel ramasse le plus de déchets possibles sur les parties accessibles, mais le reste sera traité par Le Floch Dépollution », reconnaît Frédéric Gleizes, adjoint à la direction générale des services de la ville de La Croix-Valmer.

En effet, depuis le 22 octobre, la société Le Floch Dépollution a pris le relais des opérations et a embauché environ 200 intérimaires pour mener à bien les opérations de nettoyage.
Photos Christine Maigret – Ville de La Croix-Valmer

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