06.08.2026
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Editorial

Édito — n°113

Ausgabe Nr. 113 · Erschienen am 22. Juli 2020

Un remaniement sans changement

Après le dernier remaniement ministériel, la France peut craindre le pire. Emmanuel Macron indique clairement qu’il ne change pas de ligne politique, oubliant ses déclarations sur la prise en compte du contexte économique catastrophique.

Le projet de société, sur lequel les Français l’ont élu, reste au cœur de sa politique. Malgré des corrections à la marge, la ligne choisie confirme la démarche initiale.

Bref, c’est un remaniement ministériel pour rien !

Et, il reparle de la réforme de la retraite par points, effaçant l’âge pivot pour s’assurer de la bienveillante collaboration de la CFDT. Macron continue une politique de gauche social-démocrate, faisant fi de la maîtrise des déficits des comptes publics, conduisant la France dans une situation inextricable.

La technocratie au pouvoir

Ainsi, le Gouvernement n’a pas changé fondamentalement, mis à part quelques départs et arrivées. Il compte une dizaine de Loin de l’esprit de la 5ème République, Emmanuel Macron a choisi un haut fonctionnaire comme Premier ministre, ce qui correspond bien à sa vision du poste.

Ancien haut fonctionnaire lui-même, Macron ne peut que s’en réjouir. Formé à l’école de la fonction publique, ayant occupé de nombreuses fonctions publiques en servant des ministres de droite, Jean Castex sera un exécutant obéissant.

Et si tel n’était pas le cas, le nouveau directeur de cabinet de Macron, qui a servi des ministres de gauche, permettra un équilibre pour appliquer les choix présidentiels.

Un décalage avec les attentes

Au final, on constate dans ce Gouvernement, une part importante, voire excessive, de hauts fonctionnaires, cette technocratie, rejetée par de nombreux Français. Et, nous sommes très loin de la grande valse de hauts fonctionnaires, promise en 2017 par Macron, mais qui n’a jamais été appliquée ! Pour la gauche, la nomination de Castex valide

La Gazette du Var — La Rédaction