06.08.2026
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Editorial

Élections : Faut-il se fier aux sondages ?

Ausgabe Nr. 149 · Erschienen am 24. November 2021

Par Gilles CARVOYEUR

Dans une étude IPSOS SOPRA-STERIA pour Le Monde, publiée le 16 septembre, 63% des Français estiment qu'il y a trop d'étrangers en France. Ils trouvent que les immigrés ne font pas d'efforts pour s'intégrer. Cette préoccupation prioritaire pour une majorité de Français, est mise en avant par Éric Zemmour dans le cadre de la précampagne de 2022.

La question de l’immigration, point de clivage politique entre la droite et la gauche, semble évoluer. Face à la réalité des faits, mais aussi de l’opinion publique, l’enjeu politique, et des sondages, une partie de la gauche commence à reconnaître les dangers de l’immigration.

TERRORISME et INSÉCURITÉ

Le déplacement de population étrangère vers notre pays est une cause en elle-même, avec des points inquiétants : immigration, islamisme politique radical, terrorisme et insécurité. Pour des raisons économiques ou climatiques, les populations migrent vers les États-Unis ou l’Europe. Ces prochaines années, cette migration d'Asie, du Moyen-Orient ou africaine va s'intensifier.

Face à ce danger, des pays européens ont renforcé leurs frontières pour empêcher les migrants qui tentaient de passer illégalement. Ces pays européens se barricadent et demandent des subventions à Bruxelles. Que Bruxelles refuse ! Des points de contrôle et des murs de protection se sont dressés contre cette immigration illégale, mais sans réelle efficacité.

L’Union européenne devrait adopter un positionnement commun pour ses frontières.

Elle devrait lutter contre les passeurs qui organisent et se nourrissent financièrement de ces migrations et les pays qui instrumentalisent ces mouvements contre nos pays. Comme la Turquie avec la Grèce, de la Biélorussie avec la Lituanie et la Pologne, du Maroc avec l’Espagne et de la Libye avec l’Italie. Les migrants issus de pays qui ont connu ou connaissent des conflits, ont-ils vocation à s’installer en Europe ?

Des moyens matériels et financiers européens doivent être mis en place pour qu’ils restent à proximité de leur pays d’origine et qu’ils y retournent à terme. En France, les chiffres de l’immigration sont à manier avec prudence, avec au cœur des discussions, deux invariants : le nombre d’immigrés arrivés sur le sol français et le regroupement familial.

Certes, dans les années 50 et 60, la France a eu besoin de l’immigration européenne, polonaise, italienne ou portugaise venue la redresser économiquement, dans les charbonnages, la sidérurgie ou le bâtiment. Mais, aujourd'hui, la France doit perdre toute attractivité vis-à-vis de migrants extra européens et mettre en place tous les moyens utiles contre les organisations criminelles qui vendent la prestation de passage dans notre pays. Macron, au-delà de quelques bons mots, n’a pas mis en œuvre la politique nécessaire, à cause de son aile gauche social-démocrate.

Le taux d'exécution moyenne d'une décision de renvoi hors de France est de 15 % contre 30 % en Europe. Une enquête IFOP, pour la présidentielle 2022, révèle que les Français mettent en avant trois sujets essentiels : la santé, l’insécurité, le terrorisme.

RETOUR DE L'INFLATION

Dans les autres sujets de préoccupation, vient ensuite, le relèvement des salaires. Face à la flambée des prix des carburants, les voyants du pouvoir d’achat sont en train de virer au rouge. Cela faisait des années que l’économie redoutait le retour de l'inflation, disparue grâce à une compression des salaires depuis 30 ans.

Doit-on craindre son retour ? Peut-être, puisqu'en moins d’un an, la hausse des prix dans notre pays a quasiment doublé ! D'ailleurs, c’est en France que les prix des produits alimentaires, de première nécessité, sont les plus élevés, avec un prix moyen supérieur de 15 % pour les mêmes produits achetés en Allemagne ou en Belgique.

Alors que nous sommes un pays agricole, les fruits et légumes, ainsi que la viande ont des prix 30 % au-dessus de la moyenne Européenne ? De plus, la France n'assure plus son autosuffisance alimentaire. Elle doit importer massivement des produits agricoles.

Nous payons trop cher, à cause des prix pratiqués par les hypermarchés, des coûts de production agricole, de la mauvaise loi de 2018, combattue en vain par la Coordination Rurale, et des charges sociales.

Bernard Bertucco Van Damme