06.08.2026
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Editorial

Mais où est passée la Droite républicaine ?

Ausgabe Nr. 184 · Erschienen am 12. April 2023

Par Bernard BERTUCCIO VAN DAMME

Un climat de violence et de désordre

Des militants d'ultra-gauche, identifiés comme black-blocs et casseurs, ont perpétré des actes de violence inacceptables, ciblant à la fois des personnes et des biens. Dans une France traversée par le chaos, le Président Macron a involontairement accordé une forme de légitimité à cette violence, émanant d'une minorité.

Le désordre qui règne dans notre pays est généralisé, alimenté par le pouvoir en place, la NUPES et des éléments délinquants. La sortie de cette crise s'annonce incertaine, rendue plus complexe par la gestion de la réforme des retraites.

Il n'est plus en phase avec le peuple. Il y a un contrat de confiance qui est rompu.

La réforme des retraites : un pari risqué

Pour faire passer la réforme des retraites, Emmanuel Macron et Élisabeth Borne ont opté pour une voie parlementaire, utilisant le PLFSS rectificatif. Cette manœuvre visait à imposer un délai d'examen court, facilitant ainsi le recours à l'article 49-3.

Le gouvernement a commis des erreurs d'estimation et a amalgamé divers sujets, tels que la fin des régimes spéciaux, la durée de cotisation à 43 ans, l'âge légal de départ à 64 ans et les mesures pour l'emploi des seniors. Ces choix ont accru les doutes et le refus de la réforme, comme le confirment les sondages montrant une large opposition.

Tous les ministres impliqués dans cette réforme sont issus du Parti Socialiste, à l'instar du Président Macron. Cela révèle un clivage entre la gauche social-démocrate macroniste et la gauche radicale représentée par la NUPES de Jean-Luc Mélenchon. Olivier Dussopt, ancien socialiste, a lui-même qualifié cette réforme de "réforme de gauche qui aurait pu être portée par un gouvernement social-démocrate".

La recherche de solutions politiques

Après l'échec de l'article 49-3, le Président Macron, dépourvu de majorité, explore des solutions politiques. Le contrat de confiance avec les citoyens semble rompu, et le Premier ministre Borne est chargé de trouver des alliés potentiels.

Cependant, les partis soutenant Macron (Renaissance, MoDem, Horizons) manquent de capacité pour remporter de futures élections législatives. La recherche d'une coalition se heurte au refus du groupe LIOT, du Parti Socialiste et des Républicains.

Non rééligible en 2027, Macron cherche à consolider un parti, ni clairement à droite ni à gauche, mais avec une influence majoritairement à gauche. Les ambitions de succession se font déjà sentir.

Des personnalités de droite appellent à un contrat de gouvernement, tandis que des maires, concentrés sur leurs réélections municipales en 2026, se tiennent à l'écart de la politique nationale. Une partie de la droite a déjà rejoint Macron, tandis qu'une autre souhaite marquer une opposition claire.

Les électeurs de droite attendent une position sans ambiguïté face aux politiques de Macron et Borne, notamment sur la réforme des retraites. La droite a le devoir de critiquer la politique gouvernementale, tant en France qu'en Europe.

Face au désarroi de la France périphérique, qui dépasse les enjeux de la réforme des retraites et du pouvoir d'achat, la réaction de la droite est essentielle. Elle doit permettre aux électeurs de se sentir représentés et de se mobiliser lors des scrutins de 2024 et 2026.

La Gazette du Var — La Rédaction