Un climat en déroute, une transition à inventer
Décidément, il suffit que deux masses d’air se rencontrent pour que le déluge s’abatte sur nos têtes ! Serions-nous devenus malicieux aux yeux du créateur ? Ou serait-ce le coup de pompe de Jupiter ? Il y a quelques jours encore, nous atteignions des niveaux historiques de sécheresse (ou de créativité).
Le Nouveau Monde et ses paradoxes
Décidément, le Nouveau Monde se révèle plein de surprises, même si Collomb (le ministre, pas le navigateur) a quitté l’Arche ! Ainsi, un rapport du fonds mondial pour la nature (WWF) estime que les populations de vertébrés ont chuté de 60 % entre 1970 et 2014. Et, en même temps, les sols s’appauvrissent et les forêts perdent du terrain. Une perte de biodiversité lourde de conséquences pour notre vie et pour l’économie.
Seulement plus de 50% de la population française vit en dehors des agglomérations. Ces territoires ruraux n’offrent pas de solutions alternatives à l’utilisation de l’automobile ! Et, puis, durant des décennies, l’État nous a abreuvé des bienfaits de rouler au diesel et se complaisait, sans vergogne, à taxer nos gauloises ?
Les leaders mondiaux n’ont pas assez conscience de l’extinction massive en cours, va falloir arrêter « la clope et le gas-oil ».
En termes de transition énergétique, il ne suffit pas, quand on est hors-sol, de taper dans le porte-monnaie de ceux qui vont bosser avec leur voiture mais de proposer un plan ambitieux pour une conversion vers une énergie propre. Ce manque de plan en a fait descendre un autre de l’Arche, en l’occurrence Nicolas Hulot. C’est tellement plus facile de se dérober devant l’essentiel, l’emploi et notre pouvoir d’achat...
Et, Emmanuel Macron devrait garder en mémoire cette phrase célèbre de Georges Pompidou.
La Gazette du Var — La Rédaction