06.08.2026
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Editorial

Édito — n°82

Ausgabe Nr. 82 · Erschienen am 29. Mai 2019

L'Europe face à ses défis

Avec l’élection européenne du 26 mai, le débat n’est plus de savoir si l’on veut une Europe plus sociale et démocrate ou une Europe plus conservatrice voire souverainiste. Le scrutin était l’occasion de faire renaître l’Europe en la refondant sur les fondements de ses valeurs. Bref, former une nouvelle puissance européenne.

Les fondements historiques de l'Europe

Pour mémoire, l’Europe s’est construite en deux grandes phases. Après la Seconde Guerre mondiale avec le traité de Rome de 1957, c’était le temps de la réconciliation, de la paix, du marché commun. Pour le général de Gaulle, il fallait une vision qui passait par la réconciliation.

Puis, avec François Mitterrand, l’Europe a connu une seconde phase à partir de 1986, avec l’élargissement et l’approfondissement. Ainsi, nous avons élargi l’Europe tout en l’approfondissant. En effet, nous avons fait les deux choses en même temps.

L’Europe n’est pas en mesure de sauvegarder sa souveraineté.

Aujourd’hui, le constat est clair : l’Europe n’est pas en mesure de sauvegarder sa souveraineté. Pourtant, nous vivons dans un monde de plus en plus dangereux, avec un Ouest imprévisible avec Trump, un Est instable avec Poutine et un Sud (Afrique) incertain !

Au niveau de la défense, l’Europe devrait pouvoir garantir la souveraineté européenne. La tâche pour construire une future armée est immense, en sera-t-elle capable, sachant que le président de la République est le Chef des Armées et qu’il détient les codes de la dissuasion nucléaire ?

Au niveau économique le constat est tout aussi dramatique ! L’Europe de l’industrie est impossible sans une Europe forte face à la Chine, les USA, la Russie, les États-continents (Inde, Brésil).

La Gazette du Var — La Rédaction