06.08.2026
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Editorial

Édito — n°83

Ausgabe Nr. 83 · Erschienen am 12. Juni 2019

Licenciements chez GE : un coup dur pour Belfort

Licenciements chez Général Electric (GE) à Belfort ! Cette information n’est pas du tout étonnante. Depuis quelques mois, les salariés attendaient, avec anxiété, l’annonce du groupe américain. GE avait repris, en 2014, l’ancienne usine Alstom de turbines à gaz.

Le couperet est, donc, tombé avec la suppression de plus d’un millier de postes en France, dont l’essentiel se fera dans l’usine de Belfort. La France, petit à petit, tue son potentiel industriel, avec la complicité objective sinon passive des élus au pouvoir.

L’économie du territoire de Belfort et des salariés de GE méritent mieux que des petits arrangements politiques.

Une information jugée tardive

Ce qui est encore plus choquant pour les élus du territoire de Belfort et de l’opposition, c’est que cette terrible information pour notre économie semble avoir été retardée, de quelques heures, pour ne pas interférer avec le vote à l’élection européenne. Si cela s’avère exact, on peut pronostiquer que les conséquences électorales pour la liste LREM auraient été nettement plus fortes.

Pour l’opposition, c’est donc « un mensonge d’État ». Certes, on peut faire des grands moulinets comme Bruno Le Maire qui affirme croire à des solutions. Avec les emplois indirects, ce sont 3000 emplois qui sont menacés, c’est tout un département qui est frappé.

L'industrie française en péril ?

Les salariés ne peuvent plus se contenter de paroles. Aujourd’hui, seul le gouvernement dispose des clés pour amorcer le redressement de l’industrie de Belfort. Cette annonce d’un licenciement massif arrive au moment où d’autres appréhensions apparaissent pour l’emploi.

En effet, nous apprenons que les pourparlers pour une possible fusion entre Renault et Fiat Chrysler viennent de capoter. La presse italienne dénonce le chauvinisme économique de Bruno Le Maire. L’échec de ce rapprochement ingérences politiques de la France. En faisant échouer cette fusion, sous prétexte de ne pas nuire et fragiliser l’accord avec Nissan, ébranlé par la mise en accusation de Carlos Ghosn, Emmanuel Macron Renault/FCA incomberait aux.

La Gazette du Var — La Rédaction