Un triste record pour la Méditerranée
Selon le WWF, chaque année, 600 000 tonnes de déchets plastiques sont rejetés par les 22 pays qui bordent la mer Méditerranée. Celle-ci serait quatre fois plus polluée que le 7ème continent de plastique, cette immense étendue de déchets flottants au large de l’Indonésie.
C’est un triste record, que l’on aurait préféré ne pas battre !
Pire encore, selon le WWF, la France en est le principal responsable. Elle contribue au rejet de 80 000 tonnes de plastiques, dont plus de 10 000 en Méditerranée. L’ONG indique que la France est le plus important producteur de déchets plastiques de la région, avec 4,5 millions de tonnes en 2016, soit 66,6 kg par personne.
Des taux de recyclage préoccupants
Seulement 22% de ces déchets sont recyclés, un taux plus faible que l’Italie, l’Espagne, Israël et la Slovénie. Selon WWF, les départements méditerranéens ont un système de recyclage moins performant. La concentration de plastiques est particulièrement élevée près des villes de Marseille, de Nice et près de la Corse.
« 98% du total est collecté, mais seulement 22% recyclé. Tout le monde parle du recyclage, mais nous ne connaissons pas bien les conditions de la recyclabilité ».
Outre un impact sur notre santé, la faune et la flore, cette pollution plastique a un coût important. Les débris de plastiques se retrouvent dans les moteurs des bateaux, les filets de pêche ou dans les pales d’hélice.
L'urgence de réduire la consommation
Pour Isabelle Autissier, présidente du WWF France, « l’urgence est de continuer à réduire la consommation de plastique, mais surtout que les industriels proposent autre chose ». Contrairement aux idées reçues, ce sont les océans qui renouvellent l’oxygène de l’atmosphère. C’est grâce au phytoplancton, ou plancton végétal, qui constitue une biomasse bien plus importante que celle des forêts.
La Gazette du Var — La Rédaction