27.07.2026

Une belle récolte saine et précoce

Début septembre, le vignoble présentait une avance de végétation d’une se- maine par rapport à la moyenne.

RGVon Rédaction Gazette du VarJournalist 20. September 2017 Lesezeit: 4 Min.
Une belle récolte saine et précoce
Une belle récolte saine et précoce© La Gazette du Var
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Ainsi, les vendanges ont démarré autour du 16 août dans les zones les plus précoces et vont se poursuivre jusqu’à la fin du mois de septembre sur les terroirs les plus tardifs. Pour Alain Baccino, Président du Conseil Interprofessionnel des Vins de Provence, : «Les vendanges n’ont jamais démarré aussi tôt. Il y a quelques années, on commençait à vendanger fin août. Le changement climatique progressif ainsi que les conditions particulières cette année ont entraîné une arrivée à maturité très précoce pour les raisins. En cette période de forte chaleur et pour garantir la qualité de nos rosés, nous vendangeons même de nuit».

DES PREMIERS JUS PROMETTEURS

Une belle récolte saine et précoce

D’ores et déjà, on note des premiers jus prometteurs mais une quantité difficile à estimer. En effet, les analyses effectuées sur les premiers raisins vendangés sont encourageantes. Ils sont à maturité et présentent une belle acidité. La taille des baies est par contre hétérogène en fonction des secteurs et des parcelles. «Avec un bel équilibre entre fruit et fraîcheur, la qualité devrait être au rendez-vous pour ce millésime 2017. La quantité est par contre beaucoup plus difficile à estimer à ce stade même si les premiers jus tirés laissent penser qu’elle sera moindre», confirme Alain Baccino. Malgré de courts épisodes de froid assez marqués, l’hiver a été globalement doux et sec sur le vignoble provençal. Les pluies de mars-avril attendues ont joué leur rôle en rechargeant les nappes phréatiques, permettant d’assurer une belle croissance de la vigne.

DANS LA VALLEE VIGNERONNE DES BORRELS

Une belle récolte saine et précoce

A Hyères, Olivier Foucou, qui dirige le domaine Saint-Albert (14 hectares), confirme ces tendances : «Le mistral, intense cette année, a joué son rôle salvateur permettant de conserver un bon état sanitaire sur l’ensemble du vignoble. En fin d’été, si le stress hydrique s’est fait sentir sur certains secteurs particulièrement arides, le raisin est arrivé en vendange sur un bel équilibre de maturité laissant augurer une qualité au rendez-vous ».

Pour Elie di Russo, maire adjoint de Hyères, adjoint spécial des Borrels, : « La vallée est en effervescence ! Nous sommes satisfaits de la récolte malgré la sécheresse. Je souhaite mettre en exergue le savoir-faire des vignerons. Il est aussi important de noter la féminisation des exploitations, la vallée vigneronne n’ayant jamais aussi bien porté son nom. Autre tendance : la moitié de la production est en production biologique».

Une belle récolte saine et précoce

L’EAU NE FAIT PAS UNE RECOLTE

Le viticulteur ajoute : «Nous sommes passés à travers le gel. En effet, fin avril, un épisode de gel surtout dans le centre Var a touché une partie des vignes dont le débourrement était précoce. Puis, à partir de fin mai, il a fait significativement plus chaud et sec que la moyenne précisant l’avance du développement de la vigne ». Il insiste sur un point : «Les vignerons qui connaissent bien leur terroir ont su sauver leur jeunes vignes face au manque d’eau et ainsi, assurer une récolte convenable. Car, l’eau ne suffit pas à faire une récolte ! Certes, les jeunes vignes ont besoin d’eau mais pour les vieilles vignes qui possèdent des racines importantes, le besoin en eau est moins important».

Le vigneron poursuit : «La conséquence de la sécheresse persistante, c’est que le volume de la récolte va chuter de 15% par rapport à 2016 qui n’était pas une année énorme. Par chance, la vigne a bien résisté et la qualité du raisin est très satisfaisante. Il y a du sucre et de l’acidité. C’est bien équilibré».

En moyenne, le domaine Saint-Albert produit autour de 50 000 cols (2016) et seulement 45 000 en 2017. La production est vendue à des clients particuliers, dans la restauration et à l’étranger (Ouest américain, Europe du Nord).

METHODES TRADITIONNELLES

Dans la vallée des Borrels, le travail se fait encore massivement de manière traditionnelle. Les viticulteurs sont habitués aux aléas climatiques et connaissent parfaitement leur terroir qui est exploité, souvent, depuis plusieurs générations. Ainsi, la famille d’Olivier Foucou est depuis sept générations dans la vallée. Mais, elle est vigneronne depuis 1390, c’est-à-dire près de sept cents ans !

Les vins de Provence Le Conseil Interprofessionnel des Vins de Provence (CIVP) fédère 562 caves particulières, 61 caves coopératives et plus de 100 sociétés de négoce en AOC Côtes de Provence, AOC Coteaux d’Aix-en-Provence et AOC Coteaux Varois en Provence. Ensemble, ils produisent l’équivalent de 176 millions de bouteilles par an en rouge (8 %), en blanc (3 %) mais surtout en rosé (89 %). Le vignoble des Vins de Provence est ainsi le premier vignoble de France pour les rosés d’appellation : 42 % des rosés AOC français sont des Vins de Provence.

vendanges n’ont jamais démarré aussi tôt. Il y a quelques années, on commençait à vendanger fin août. Le changement climatique progressif ainsi que les conditions particulières cette année ont entraîné une arrivée à maturité très précoce pour les raisins. En cette période de forte chaleur et pour garantir la qualité de nos rosés, nous ven- dangeons même de nuit». «Avec un bel équilibre entre fruit et fraîcheur, la qualité devrait être au rendez-vous pour ce mil- lésime 2017. La quantité est par contre beaucoup plus difficile à estimer à ce stade même si les premiers jus tirés laissent penser qu’elle sera dances : «Le mistral, intense cette année, a joué son rôle salvateur permettant de conserver un bon état sanitaire sur l’ensemble du vignoble. En fin d’été, si le stress hydrique s’est fait sentir sur cer- tains secteurs particulièrement arides, le raisin est arrivé en vendange sur un bel équilibre de matu- rité laissant augurer une qualité au rendez-vous ». spécial des Borrels, : « La vallée est en efferves- cence ! Nous sommes satisfaits de la récolte mal- gré la sécheresse. Je souhaite mettre en exergue le savoir-faire des vignerons. Il est aussi important de noter la féminisation des exploitations, la vallée vigneronne n’ayant jamais aussi bien porté son nom. Autre tendance : la moitié de la production est en production biologique». travers le gel. En effet, fin avril, un épisode de gel surtout dans le centre Var a touché une partie des vignes dont le débourrement était précoce. Puis, à partir de fin mai, il a fait significativement plus chaud et sec que la moyenne précisant l’avance du développement de la vigne ». Il insiste sur un point : «Les vignerons qui connaissent bien leur terroir ont su sauver leur jeunes vignes face au manque d’eau et ainsi, assurer une récolte conve- nable. Car, l’eau ne suffit pas à faire une récolte ! Certes, les jeunes vignes ont besoin d’eau mais pour les vieilles vignes qui possèdent des racines importantes, le besoin en eau est moins impor- tant». sécheresse persistante, c’est que le volume de la récolte va chuter de 15% par rapport à 2016 qui n’était pas une année énorme. Par chance, la vigne a bien résisté et la qualité du raisin est très satisfaisante. Il y a du sucre et de l’acidité. C’est bien équilibré». Enquête par Gilles CARVOYEUR