08/06/2026
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Editorial

Pendant la transition démographique, une énième loi Asile et Immigration !

Edition No. 173 · Published on October 24, 2022

Par Gilles CARVOYEUR

Près des villages d’irréductibles Gaulois, y aura-t-il bientôt des Bomas Massaïs en Bretagne et dans le Var ? Plus sérieusement, les Français s'inquiètent des annonces du Gouvernement en matière de sécurité et d'immigration. Rien de sérieux ne semble être mené en faveur de la sécurité et du contrôle de l'immigration.

Certes, Emmanuel Macron a présenté le 15 septembre, ses priorités, et notamment un projet de loi sur l'asile et l'immigration qui sera déposé dès le début 2023. Le président veut mieux répartir les étrangers qui arrivent sur notre territoire, en particulier dans les campagnes. C'est le cas de Callac, 2 000 habitants dans les Côtes-d'Armor, où la mairie veut établir un centre pour accueillir des familles de réfugiés.

La liste vient de s'allonger avec Cuers, où le maire Bernard Mouttet a mis cette question à l'ordre du jour du dernier Conseil municipal, en indiquant qu'il n'était pas informé de la présence d'un hôtel pour migrants par la préfecture du Var.

Réaction du maire de Cuers

Toutefois, après plusieurs reportages sur les chaînes nationales d'information, le maire a souhaité réagir : « Nous sommes contre toute transformation d'un hôtel en autre chose qu'un hôtel. Si on veut développer l'activité économique sur notre territoire, si on veut créer des emplois, si on veut développer le tourisme vert, le maintien d'une offre hôtelière est une nécessité absolue ».

« Nous sommes aussi contre l'installation d'un foyer d'accueil pour mineurs non accompagnés dans la Zone d'Activités Commerciales des Bousquets à l'emplacement de l'ancien FAST Hôtel pour deux raisons : La première, c'est que cette installation s'est faite sans autorisation de la mairie. La deuxième est que, quand on transforme un hôtel en centre d'accueil, on change la destination de l'établissement. »

La ZAC des Bousquets ne doit abriter que des activités économiques, commerciales et artisanales. Ne peuvent être autorisées en matière de logements, que du logement à caractère hôtelier pour une clientèle d'affaires ou de tourisme. L'hébergement du type centre d'accueil n'y est donc pas autorisé. L'installation de cette structure est en conséquence illégale et nous allons en justice défendre les droits de la commune et le respect de son PLU », avertit le premier magistrat.

Préoccupations des habitants et élus locaux

Malgré tout, de nombreux Cuersois ont désapprouvé le manque de clarté du maire sur un sujet qui va impacter leur quotidien. C'est un habitant de Cuers qui a averti de la présence de ce foyer installé, visiblement, depuis juillet. Après avoir vu des jeunes sortir du Fasthôtel, ceux-ci lui ont indiqué le changement de l'activité en foyer d'accueil pour jeunes migrants.

Selon des documents disponibles, le bâtiment appartiendrait à la SARL DAKSA, immatriculée depuis 1998 dans la catégorie « hôtel et hébergement ». De son côté, Pierre-Laurent Chable, conseiller municipal (RN), a appris l'installation du nouveau foyer par ce même habitant : « Il y a un manque de transparence problématique. Les services départementaux, la préfecture, tout le monde est au courant et rien n'est fait. Il y a en réalité un laissez-faire, aucune action vigoureuse n'est lancée pour faire respecter la loi ».

Il a déploré le changement de physionomie de Cuers où il faisait bon vivre autrefois : « L'ambiance dans le centre a changé. Insultes, menaces et vols de scooters sont monnaie courante. Cela devient insupportable pour les habitants ».

En réalité, il a soigneusement évité de divulguer l'amplification de sa politique de peuplement de la France par des populations extra-européennes.

Dans le programme présidentiel d'Emmanuel Macron, la situation sur l'immigration était laconique, avec une brève formule « Pour l'Europe des frontières qui lutte contre l'immigration clandestine ».

Bernard Bertucco Van Damme