06/08/2026
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El editorial

Édito — n°111

Edición nº111 · Publicada el 24 de junio de 2020

Un avenir économique incertain

L’INSEE a révélé des prévisions économiques plutôt moroses dans son dernier point de conjoncture. L’activité économique repart certes, lentement mais nettement, depuis la sortie du confinement.

Le Produit Intérieur Brut (PIB) a continué sa chute, avec une baisse de 20 % au deuxième trimestre, après déjà une baisse de 6 % au premier trimestre. Cela représente une chute de plus de 9 % sur une année.

Actuellement, l’économie française tourne à 75 % de son niveau d’avant crise.

L’économie française fonctionnait à un peu plus de 50 % pendant le confinement. Après le recul de 0,1% du PIB au dernier trimestre 2019, la France est entrée en récession. Il s’agit de la baisse la plus forte relevée dans les évaluations trimestrielles du PIB, depuis 1949.

Les prévisions et les inconnues

En juin, l’activité économique pourrait être inférieure de 15 % à la normale, après des baisses de 30 % en mai et 40 % en avril. Ces prévisions doivent être prises avec précaution, vu l’incertitude du redémarrage qui va prendre plusieurs mois. Un retour rapide à la normale semble peu vraisemblable.

L’impact de la crise sanitaire provoquera une baisse supérieure aux 8 % attendus par le Gouvernement. En 2008, la crise financière s’était répercutée sur plusieurs années sur l’économie réelle, créant de très nombreuses faillites.

Les leviers de la reprise

En 2021, la Banque de France prévoit une croissance de 7 % et de 4 % en 2022. Elle constate qu’avec la sortie du confinement, l’activité dans l'automobile, le plastique, le textile et les équipements électriques est repartie. La réparation automobile et les transports ont également repris au niveau des services.

La consommation va conditionner la reprise. Une inconnue demeure pour les mois à venir : les ménages vont-ils consommer leurs 55 milliards d’économies forcées ? Ces mesures, relativement fortes, pour relancer l’économie vont-elles permettre d’éviter un désastre ? La reprise française ne viendra pas de l’industrie, mais des services qui ont particulièrement souffert du confinement.

La Gazette du Var — La Rédaction