L'échec américain en Afghanistan
Près de vingt ans de présence, l’ambition des États-Unis d’instaurer un état démocratique en Afghanistan a échoué. Le retrait précipité et mal géré de Biden a remis en cause la crédibilité des Américains face à leurs alliés.
Allemands, Britanniques et Italiens ont fait part de leur mécontentement de ne pas avoir été prévenus de ce repli brutal. Le retour en force des talibans le démontre.
Le risque est la mise en place d’un état islamique fondamentaliste radical sunnite, qui pourrait être une base arrière pour le terrorisme.
Combattants, islamistes radicaux, issus des écoles coraniques au Pakistan, les talibans veulent gouverner l’Afghanistan selon les principes extrémistes de l’Islam sunnite. Comme ils l’ont déjà fait de 1996 à 2001 en recevant Al-Qaïda et Ben Laden.
Les attentats sont le fait de terroristes de l’État Islamique, installés sur le territoire. Dans un objectif régional, les talibans ont, en réalité, des influences extérieures avec le Qatar et la Turquie, ce qui entraîne une certaine nervosité sur le territoire afghan.
Les conséquences géopolitiques
Pour faire plaisir à Recep Tayyip Erdogan, les Américains ont abandonné les Kurdes, le long de la frontière turque, dans leur combat contre l’État Islamique. La province semi-autonome du Kurdistan syrien, avec la guerre civile qui fait rage depuis huit ans, se retrouve fragilisée. Cela pourrait entraîner une déstabilisation de la région.
La politique étrangère des présidents américains est d'isoler leur pays du reste du monde, avec un seul rival, la République Populaire de Chine. Biden va endosser la responsabilité du retrait militaire.
Répercussions politiques
La chute de Kaboul va lui coûter cher. Il y aura des répercussions en politique intérieure, chez les Démocrates et les Républicains. Après le coup de couteau dans le dos de ses alliés, pour le contrat des sous-marins, et vu que l’Union Européenne est dans l’incapacité de jouer un rôle.
La Gazette du Var — La Rédaction