06/08/2026
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El editorial

Quelle trêve des confiseurs ?

Edición nº151 · Publicada el 16 de diciembre de 2021

La trêve politique bousculée

En décembre 1874, les parlementaires décidaient de mettre en sommeil leurs débats et leurs querelles pour laisser les Français profiter des fêtes de fin d'année. Depuis ce temps, l'actualité politique connaissait une période d'accalmie, une tradition laïque dénommée la "trêve des confiseurs".

Depuis quelques jours, cette trêve est un peu bouleversée par une forte fébrilité politique à l'approche des élections présidentielles de 2022.

Le message lancé par Valérie Pécresse n'était pas un bon message.

Les prétendants à la présidentielle en campagne

Une belle surprise avec Éric Ciotti, député des Alpes-Maritimes, arrivé en tête au premier tour du congrès LR. Sa côte a grimpé après les débats télévisés où il a exposé sa ligne très droitière. Il souhaite remplacer l'impôt sur le revenu par une imposition unique à 15%, supprimer 190 niches fiscales, ainsi que les droits de succession et de donation en ligne directe. Il entend aussi supprimer 250 000 postes dans la fonction publique, hors police, justice, défense et hôpitaux.

Dans son affrontement avec Valérie Pécresse au second tour, même s'il perd, Ciotti fait un beau score à 40%. Il reproche déjà à celle-ci de ne pas reprendre ses propositions. Ses partisans ont loué ses positions sur l'immigration et la sécurité, proches de celles de Zemmour.

Mobilisations et inquiétudes

Éric Zemmour a fait salle comble à Villepinte, avec 12 000 participants pour la présentation de son parti « Reconquête », perturbée par une poignée d'excités. Maître Golenagel a réagi : « Ils n'auraient pas osé prendre de tels risques dans un meeting islamiste » !

De son côté, Jean-Luc Mélenchon, candidat de La France Insoumise, a tenu son premier meeting à la Grande Arche de la Défense. Avec 3 500 participants, il a tenté de mobiliser son électorat de la gauche radicale. Il se place comme bouclier face à la droite, candidat du grand changement face aux partisans du grand remplacement et aux amis du grand démantèlement. Son allocation d'autonomie de 1 000€ par mois pour les étudiants pourrait les pousser à aller voter.

Pas de « trêve des confiseurs » du côté de la COVID-19 et de ses mutants. Le variant Omicron est encore plus inquiétant. Nous devons encore faire attention et appliquer les bonnes mesures. Non, Monsieur Salomon, cette année encore, nous ne laisserons pas « papy et mamie » déguster la bûche à la cuisine ! Solidarité, chaleur familiale pour un réveillon sans solitude. Joyeux Noël à tous nos lecteurs !

Bernard Bertucco Van Damme