Un Échiquier Politique en Mutation
Le 24 avril, Emmanuel Macron a été réélu pour un second mandat, par défaut. Après l'éclatement de l'échiquier politique français, il cherche désormais à obtenir une majorité à l'Assemblée nationale pour appliquer son programme. Les scrutins des 10 et 24 avril ont clairement indiqué une orientation à droite des électeurs français.
Les Français ont clairement exprimé par leurs votes, qu'ils se situaient à droite.
Cependant, face au barrage républicain, Macron a été réélu pour un dernier mandat. L'élection des représentants du peuple en juin prochain revêt donc un enjeu majeur. La présidentielle a balayé les partis traditionnels, dessinant une nouvelle répartition des forces à l'Assemblée nationale.
Les Forces en Présence et leurs Stratégies
Après ce que l'éditorial décrit comme la "grande braderie" orchestrée par le groupe "islamogauchiste d'extrême gauche de Mélenchon", la gauche de la gauche s'apprête à présenter des candidats contre les projets de Macron. La gauche est marquée par le score catastrophique d'Hidalgo, le PS ayant, selon l'auteur, "vendu son âme à La France Insoumise". Ce mariage est qualifié de "terrible", n'annonçant rien de bon.
À gauche, le PS disposerait d'une quarantaine de députés, et l'extrême-gauche d'une autre quarantaine en cumulant La France Insoumise et le Parti communiste. De nombreuses incertitudes demeurent quant aux arrangements de candidature unique, aux circonscriptions réservées et aux désistements au second tour. La situation locale et personnelle sera déterminante pour les choix des électeurs.
La Droite et l'Extrême Droite Face à Macron
En face, Emmanuel Macron a évolué, constituant une majorité hétéroclite. Ses alliés disposent de plus de 300 sortants, mais une partie ne se représente pas, certains étant plus actifs que d'autres sur le terrain. À droite, Les Républicains regroupent le plus de gaullistes et restent le premier groupe d'opposition avec une centaine de députés. Ils ont entériné la constitution d'un groupe indépendant en opposition à Macron et présentent des candidats dans toutes les circonscriptions, s'appuyant sur leurs élus locaux.
Depuis 2017, le Rassemblement national, qui ne comptait qu'une poignée d'élus, présentera des candidats partout en France. L'ambition du RN, selon Jordan Bardella, se limite à un groupe parlementaire, Marine Le Pen ne souhaitant pas être Première ministre d'Emmanuel Macron ni participer à ce qu'ils décrivent comme un "saccage social". Enfin, le parti Reconquête réclame une union avec les partis de droite, sans être entendu favorablement. L'enjeu principal est financier : plus les partis obtiennent de députés, plus ils bénéficient du financement de l'État pour les cinq années à venir.
Bernard Bertucco Van Damme