06/08/2026
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El editorial

Macron – Saison 2, la déroute

Edición nº165 · Publicada el 3 de julio de 2022

Un résultat électoral décevant

Après le second tour des élections législatives, marqué par une forte abstention, la coalition Ensemble obtient 245 députés. C'est une centaine de moins qu'auparavant, et il manque 44 sièges pour atteindre la majorité absolue.

Ce scrutin a également vu une montée significative du Rassemblement National. La presse européenne considère le résultat du camp Macron comme une défaite, et la progression du RN est perçue comme une gifle pour le président. Élisabeth Borne, après ces mauvais résultats, semble en sursis.

Pourtant, ces deux partis sont légaux.

Des déclarations contradictoires

Les déclarations d'Olivier Véran, estimant que le RN et LFI ne font pas partie de l'arc républicain tout en envisageant de travailler avec les communistes, soulèvent des questions. Il est rappelé le bilan du communisme en URSS et en Chine, avec des millions de morts.

Véran souhaite travailler avec les communistes, mais considère LFI et le RN comme anti-républicains. Pourtant, ces partis sont légaux, non interdits, et leurs députés ont été élus légitimement. Si Macron et son entourage les jugent anti-républicains, il faudrait les interdire.

Pendant ce temps, les compromissions s'organisent. Olivier Véran a déclaré sur BFMTV et RMC qu'il fallait "identifier une majorité pour pouvoir avancer, réformer et transformer notre pays".

Une gouvernance sous tension

Dans son allocution, le président Macron a prôné une approche différente : "Pour agir dans l'intérêt de la nation, nous devons collectivement apprendre à gouverner et à légiférer ensemble différemment. Il faudra bâtir des compromis, en toute transparence, dans une volonté d'union".

Cependant, Christian Jacob, pour LR, a affirmé que son parti ne sera pas la "roue de secours de la majorité". De son côté, LFI a déclaré : "S'il s'agit de venir sauver le soldat Macron et d'appliquer son programme, nous n'avons pas été élus pour ça".

Les semaines à venir s'annoncent sous haute tension pour Macron. Le résultat des élections sonne comme un désaveu, d'autant qu'il perd deux de ses émissaires. La question de sa liberté d'action pour gouverner et engager les réformes nécessaires se pose.

La saison 2 de cette mandature s'annonce plus turbulente. La coalition présidentielle devra négocier des soutiens politiques pour faire passer ses textes.

Bernard Bertucco Van Damme