06/08/2026
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El editorial

Pénurie d’électricité en France : La faute à l'Europe et aux Allemands

Edición nº167 · Publicada el 2 de agosto de 2022

La Crise Énergétique et l'Avenir du Nucléaire

L'irruption de l'armée russe en Ukraine a déclenché une déstabilisation du marché mondial de l'énergie. Depuis quelques mois, les prix explosent, touchant notre outil de production dans tous les secteurs. Cette hausse induit une inflation d'environ 6 %, révélant une situation dégradée en France.

Cette aggravation, qui va durer, est due à l'absence de décisions dans le développement de l'énergie nucléaire depuis 30 ans. La renationalisation d'EDF va dans le bon sens, tandis que sa privatisation résultait d'une obligation européenne. L'Europe a placé EDF dans une situation économique inextricable, obligeant à son sauvetage financier.

L'indépendance énergétique de la France est impérative.

Une cinquantaine de réacteurs nucléaires sont à l'arrêt, et EDF souffre d'une cruelle absence de personnel qualifié pour assurer les maintenances. Pour répondre à ses besoins en énergie, la France va devoir consentir d'énormes investissements, ceux qui ont fait défaut ces 20 dernières années. Produire plus de nucléaire va prendre du temps et coûter cher.

La France paye une absence de politique nucléaire durant le premier quinquennat de Macron. Écologistes et NUPES s'opposent à cette relance du nucléaire. Que pourront faire Macron et Borne avec une majorité relative à l'Assemblée nationale ? Mystère !

Les Énergies Renouvelables à l'Honneur

Saluons la décision de l'Union Européenne de reconnaître, enfin, le nucléaire, au même titre que les énergies renouvelables, comme une énergie essentielle pour lutter contre le dérèglement climatique. La Commission européenne réclame l'accélération du mix d'énergies renouvelables, avec un objectif de 30% en 2030.

Entre 2005 et 2020, la portion des énergies renouvelables en métropole a connu une croissance d'environ 70 %. À terme, elles devront correspondre à 40 % de la production d'électricité, 38 % de la consommation finale de chaleur, 15 % de la consommation finale de carburant et 10 % pour la consommation de gaz.

Les propositions de Macron paraissent hasardeuses pour l'industrie et difficilement acceptables pour le citoyen. Pour atteindre la neutralité carbone, l'approvisionnement dès 2050 reposera à plus de 70 % sur les énergies renouvelables, l'électricité étant le principal vecteur énergétique.

Le Solaire, Priorité de Macron

À Belfort, Macron a expliqué cet intérêt grandissant : « En priorité, le solaire, parce qu'il est moins cher et qu'il s'intègre plus facilement dans le paysage, fera l'objet d'un effort particulier. D'ici à 2050, nous multiplierons par près de dix la puissance installée pour dépasser 100 gigawatts, en veillant à un juste équilibre entre les installations en toiture et celles au sol ».

On veut bien le croire, mais on peut douter de ce propos, car Macron a déjà perdu 5 ans sur ce thème en fermant la centrale nucléaire de Fessenheim. Cette fois, c'était la faute à Hollande !

Bernard Bertucco Van Damme