06/08/2026
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El editorial

Tourisme - Le Sud plébiscité par les inconditionnels et les touristes étrangers

Edición nº195 · Publicada el 11 de septiembre de 2023

Par BERNARD BERTUCCO VAN DAMME.

Dans le Var, les vacanciers étaient un peu moins nombreux que lors des deux précédentes saisons, surtout en juillet, mais pas en août. Après des mois de mai et juin exceptionnels, la saison s’annonçait favorable.

Le mois de juillet a été plus nuancé par rapport à la reprise de 2022, quasiment semblable à 2019. Le taux d’occupation dans l’hôtellerie en juillet a avoisiné les 74% en France, un taux quasi-identique à 2022.

Le tourisme, un secteur clé

Le tourisme a été l’un des secteurs industriels les plus touchés par la crise sanitaire, notamment dans l’emploi informel qui concerne souvent les femmes et les jeunes. Pour autant, le tourisme reste un moteur important de la croissance économique, le développement des entreprises et la création d’emplois.

Avant la pandémie, ces emplois représentaient un emploi sur dix dans le monde et environ 10 % du PIB mondial.

Ces emplois sont justement pour les femmes (50%) et les jeunes (moins de 35 ans). Les chiffres de la région Sud témoignent de cette importante économique avec 20 milliards d’€ de retombées, 13 % du PIB régional, 213 millions de nuitées touristiques et 143 000 emplois. Bref, une part importante de l’économie du Sud repose sur le tourisme.

Les défis de la saison

Mais, le touriste n’est pas un client ordinaire. Il est à la recherche d’une expérience unique, de découverte et d’évasion. Il a besoin de sécurité. Évidemment, les émeutes urbaines ont apporté leur lot d’annulations de séjour.

En outre, les touristes font des efforts financiers pour se payer leurs vacances. Ceux qui sont attirés par le chant des cigales andalouses justifient leur départ en Espagne par les prix pratiqués, 30 à 40 % moins cher qu’en France. Ce n’est pas négligeable !

Pour les Français qui n’ont plus les moyens de se payer des vacances sur la Côte d’Azur, le Sud, c’est désormais l’Espagne, le Portugal ou la Grèce. Les pics de sur-fréquentation, les canicules, le manque d’eau sont aussi des risques à prendre en compte.

Bref, si le Var cultive son incomparable Art de vivre, les professionnels du tourisme doivent être plus à l’écoute de leurs clients et pratiquer des prix raisonnables, seules conditions pour les faire revenir.

Bernard Bertucco Van Damme