L'immigration, un dossier sensible
En France, malgré les émeutes et les désastres quotidiens, nous vivons en toute quiétude. Il a fallu 100 000 policiers pour assurer la sécurité des visites de Charles III et du Pape.
Sur la question migratoire, après le discours du Pape appelant à la solidarité, Macron confirme : « Les migrants ne sont pas des envahisseurs. Ceux qui se réfugient chez nous ne doivent pas être considérés comme un fardeau à porter ». Il a même paraphrasé Michel Rocard : « La France ne peut pas accueillir toute la misère du monde ».
Révélateur de ses ambiguïtés, l’immigration est le dossier noir de Macron.
L’immigration est le dossier noir de Macron, révélateur de ses ambiguïtés. « Nous Français, nous faisons notre part. Nous investissons deux milliards d’€ pour ce qu’on appelle l’hébergement d’urgence. Nous devons être humains, mais on doit être rigoureux ».
Solidarité européenne et réalités locales
Lampedusa est désormais la terre d’exil de 12 000 migrants venus d’Afrique du Nord, relançant les débats sur la solidarité européenne. À la télévision, dans la presse nationale et régionale, nous sommes assommés par une propagande favorable à l’immigration qui nous culpabilise.
La France se trouve confrontée à une immigration motivée par nos avantages sociaux ; 1,5 milliard pour l’Aide Médicale de l’État (AME) pour les étrangers. Cette propagande encourage les trafiquants et les passeurs.
En Italie, Giorgia Meloni défend l’idée d’un blocus naval, seule façon d’arrêter l’immigration clandestine. Débordée par cette immigration illégale, l’Italie est dans l’impasse.
Redéfinir les critères et les réalités
Les populations de l’Afrique de l’Est sont peu assimilables, de même que les ressortissants du Bangladesh et du Sri Lanka. L’accueil de réfugiés venant de pays dont l’adhésion à l’UE est en cours paraît inadmissible, comme pour les ressortissants d’Albanie ou du Monténégro.
Il est urgent de redéfinir les critères du droit d’asile pour limiter le flux de réfugiés et expulser les demandeurs dont l’asile a été refusé. Aujourd’hui, les réfugiés en France sont de nationalités très diverses et leurs profils sont de nature très différente. La population de réfugiés sous protection de l’OFPRA était estimée à 547 102 personnes au 31 décembre 2022. S’ajoute à cela une centaine de milliers de réfugiés ukrainiens en France, bénéficiant d’un régime particulier lié à la guerre dans leur pays.
De retour de Rome, le ministre de l’Intérieur Gérald Darmanin s’est montré très clair : « La France n’accueillera pas de migrants qui viennent de Lampedusa ». Peut-on enfin le croire ?
Bernard Bertucco Van Damme