Accusations de financement du terrorisme en Russie
La commission d'enquête russe a annoncé que des fonds provenant d'organisations commerciales auraient été utilisés en Russie pour "éliminer des personnalités politiques et publiques de premier plan". Cette annonce intervient alors que des responsables russes intensifient leurs accusations impliquant l'Ukraine et l'Occident dans l'attaque de Crocus, qui a fait 137 morts. Kiev dément toute implication.
Les pays européens se sont abstenus de tout commentaire sur les implications de l'attentat.
Certains pays européens craignent que cette situation n'incite Vladimir Poutine à adopter une posture encore plus agressive en Ukraine. La commission d'enquête a notamment désigné la société énergétique ukrainienne Burisma Holdings comme une organisation ayant potentiellement financé le terrorisme.
Burisma Holdings est une société associée à Hunter Biden, le fils du président américain Joe Biden. Ce n'est pas la première fois que Burisma est accusée de tels agissements. Des documents judiciaires ukrainiens d'avril 2022 révélaient un lien avec un paiement de 5 950 000$ envoyé au service de renseignement étranger ukrainien (GUR). Le chef du GUR, le général Kirill Budanov, a déjà revendiqué la responsabilité d'assassinats de personnalités russes.
Conséquences géopolitiques et militaires
Il reste à observer les conclusions de cette enquête et leurs répercussions potentielles sur l'élection américaine. Joe Biden est déjà sous pression en raison des affaires de son fils Hunter, et de nouvelles révélations pourraient survenir. Dans ce contexte de suspicion, et après l'adhésion de la Suède à l'OTAN, certains pays européens, comme la Pologne et la République tchèque, ont pris leurs distances avec les récentes déclarations de Macron.
En Russie, le porte-parole du Kremlin, Dmitri Peskov, a qualifié la discussion sur l'envoi de troupes occidentales en Ukraine de "nouvel élément très important". Il a ajouté que cela signifierait "non pas la probabilité, mais l'inévitabilité d'un conflit direct".
Les limites de l'OTAN face à un conflit prolongé
L'un des défis majeurs pour l'OTAN ne réside pas dans le nombre de troupes disponibles, mais dans la capacité à fournir équipements et munitions à l'Ukraine. L'Alliance ne dispose ni des stocks nécessaires, ni de la capacité de production pour soutenir une guerre moderne de longue durée.
La capacité de l'OTAN à mener un combat est limitée par la durée de vie de ses équipements et de ses approvisionnements. Historiquement, sa stratégie a toujours visé à conclure rapidement tout conflit.
Robert de la Digue