06/08/2026
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El editorial

Édito — n°72

Edición nº72 · Publicada el 6 de enero de 2019

La précarité des femmes salariées

Dans la continuité du mouvement des gilets jaunes, où la présence féminine fut remarquée, des sondages révèlent que les femmes salariées sont les premières victimes de la pauvreté. Cette précarité touche particulièrement les mères célibataires avec un ou plusieurs enfants.

Ces situations de fragilité et d'instabilité se sont aggravées au cours de la dernière décennie. Pourtant, ces femmes occupent des emplois, souvent pénibles, tels qu'ouvrières spécialisées, caissières, intermittentes, vendeuses ou femmes de ménage. Leurs horaires variables nuisent à la stabilité familiale et à l'éducation de leurs enfants.

Les classes populaires, qui travaillent dur, créent de la valeur ajoutée, mais protestent contre le fossé d’injustice qui se creuse de plus en plus.

De plus, elles sont souvent sous contrats précaires (intérims, CDD, temps partiels), rendant difficile l'établissement d'une vie pérenne.

Un fossé d'injustice grandissant

En dix ans, la proportion de femmes salariées vivant sous le seuil de pauvreté (moins de 1 015 € par mois) est passée de 5,6 % à 7,5 %. Les mères isolées sont les plus touchées par cette pauvreté, qui englobe les contraintes liées au transport, aux enfants, au ménage et à la lessive.

Cette précarité, malgré l'emploi, n'a suscité aucune réponse de la part de la classe politique. C'est l'une des raisons de leur engagement dans le mouvement des gilets jaunes.

Une représentation politique défaillante

D'un point de vue sociologique, la protestation des gilets jaunes est un mouvement des classes populaires, des ouvriers et des employés. Ils se positionnent entre les riches, pratiquant l'évasion fiscale, et les démunis, dépendants des aides sociales.

D'un point de vue institutionnel, ces travailleurs ne se sentent plus représentés. L'Assemblée nationale compte seulement 4,6 % d'employés et aucun ouvrier. C'est un constat alarmant de la situation de notre pays. Il est urgent de réindustrialiser la France pour générer des richesses.

La Gazette du Var — La Rédaction