06/08/2026
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El editorial

Édito — n°97

Edición nº97 · Publicada el 18 de diciembre de 2019

Un nouveau pacte pour les retraites

En exposant son projet de réforme des retraites, Édouard Philippe a assené, droit dans ses bottes : « Le temps est venu de construire un système universel de retraites. Nous proposons un nouveau pacte entre les générations, un pacte fidèle dans son esprit à celui que le Conseil National de la Résistance a imaginé et mis en œuvre. Le temps du système universel est venu. Celui des régimes spéciaux s’achève ».

Dans sa logique de ne jamais aller à la confrontation, il affirme avoir entendu les partenaires sociaux et les Français : « Cette réforme n’est pas une bataille ».

La ligne rouge a été franchie.

Pour en arriver là, Emmanuel Macron a mobilisé un Haut-Commissaire aux Retraites durant 18 mois pour trancher et imposer un âge pivot à 64 ans tandis que partenaires sociaux fixeront la valeur du point, sous le contrôle du Parlement. Retraite minimum garantie à 1 000 € et 85% du SMIC dans la durée, âge légal à 62 ans, avec un âge d’équilibre et un système de bonus-malus, points supplémentaires dès le premier enfant, et majoration pour les parents de familles inutiles et injustes, avec un âge d’équilibre dès 2022.

L'union syndicale face à la réforme

Les syndicats, désormais unis, on peut s’attendre au pire dans les semaines qui viennent. D’autant que le mouvement peut faire tache d’huile et gagner d’autres corporations. L’exécutif prendra-t-il le risque de jouer l’opinion publique contre les syndicats ? Quelle va être la position des employés du secteur privé et du secteur agricole, les grands oubliés des réformes.

La CGT, chantre de la justice sociale et défendant des acquis d’un autre temps, n’est pas venue à leur secours en 1993, quand le système de retraite est passé de 37,5 à 40 ans pour le taux plein, et de 10 à 25 années pour calcul des pensions.

Le mécontentement généralisé

Dans le même temps, le mécontentement est grandissant chez les usagers attendant des trains dans le froid. Sans parler du cauchemar des voyageurs, entassés comme des sardines dans le métro et des naufragés de la route. Dans un pays de plus de six millions de chômeurs, hypothéqué par une dette publique de 2 500 milliards d'euros, la question des retraites prend une dimension particulièrement sensible.

La Gazette du Var — La Rédaction