27/07/2026

« La dette publique est une lâcheté politique »

A l’issue de sa deuxième année de mandat parlementaire, Jean-Louis Masson revient sur les grands dossiers qu’il a défendu (ou combattu) à l’Assemblée nationale.

RGPor Rédaction Gazette du VarPeriodista 24 de junio de 2019 Lectura: 2 min
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Localement, vous avez soutenu les maires de la Métropole au sujet du projet de loi pour une école de confiance ?

La contestation portait sur l’article 6 quater qui a été ajouté au projet de loi par un amendement, issu du groupe LaREM. Il visait à permettre le regroupement d’écoles avec un collège au sein d’établissements publics des savoirs fondamentaux (EPSF). Jusqu’à présent, cela n’était possible que dans le cadre d’expérimentations définies à l’article L. 401-1 du Code de l’éducation.

Nous considérons, comme d'autres. Or, la dette publique est une lâcheté politique assumée par les générations futures. De plus, il n’y a rien sur la fraude fiscale et sociale. En outre, l’ensemble des annonces favorables au pouvoir d’achat, si l’on peut s’en satisfaire pour les Français concernés, sont toutes financés par de la dette. Elles aggraveront donc la situation si aucun effort de réduction de dépense n’est entrepris. Le gouvernement n’en prend malheureusement pas le chemin.

l’absence d’une vision puissante propre à rassembler les français.

Il faut être plus vigilant que jamais car le diable est dans le détail. Pas de fermeture d’école ou d’hôpitaux n’exclut pas la fermeture de classe ou de service. La ré-indexation des retraites en 2021, c’était déjà prévu. En revanche, rien ne sera rendu du pouvoir d’achat perdu. Sur l’abaissement du seuil du RIP, chiche ! Je demande son application immédiate au sujet de la privatisation d’ADP. Au sujet, de la politique ancrage le plus solide. Il ne faut plus les écarteler entre les facilitations faites au plus riches et des mesures sociales non contrôlées. Faute d’avoir réduit la dépense publique, qui augmente encore plus que sous François Hollande, Emmanuel Macron a alourdi les prélèvements obligatoires des ménages de 4,5 milliards d’€ en 2018 : hausse massive de CSG sur des millions de retraités, augmentation sans précédent des taxes sur les carburants et le chauffage, détricotage de la politique familiale, hausse de la fiscalité des PEL... La baisse de la pression fiscale annoncée est un leurre. Quand vous héritez d’une pression fiscale à 100, que vous la portez à 110 pour la ramener à 105 sous la pression de l’opinion publique, vous n’avez pas baissé les impôts. C’est la situation actuelle. Nous verrons la suite mais le doute est permis car rien n’est financé à ce jour.