La menace terroriste, toujours présente
Avec 8 132 personnes inscrites au FSPRT (fichier des signalements pour la prévention de la radicalisation à caractère terroriste), la menace terroriste islamiste demeure le principal risque pour la France.
Particulièrement mutique depuis son voyage en Alsace au début de l’année, et après des propositions trop faibles pour lutter contre l’intégrisme en France, Macron est resté dans l’incantation. Il parle beaucoup mais rien ne se passe !
Depuis sa nomination, Jean Castex est sur la même tonalité, promettant en septembre un projet de loi sur la lutte « contre les séparatismes visant à éviter que certains groupes ne se referment autour d’appartenances ethniques ou religieuses ».
Pour une fois, la Droite Républicaine est satisfaite de voir la gauche social-démocrate, d’ordinaire si radicale : « Aucune religion, aucun courant de pensée, aucun groupe constitué ne peut s’approprier l’espace public et s’en prendre aux lois de la République ».
Le projet de loi : entre promesses et interrogations
Mais, en bon élève, il reprend le mot « séparatisme », avancé par Macron. Pour Macron, « le séparatisme islamiste est incompatible avec la liberté et l’égalité, incompatible avec l’indivisibilité de la République et la nécessaire unité de la Nation ».
La Droite Républicaine s’interroge sur l'existence de séparatismes juif et catholique, qui n’existent pas à ce jour ? Est-ce pour minimiser le rôle inquiétant du séparatisme islamique ?
Macron vise la fin des influences étrangères de l’Algérie et de la Turquie, la lutte contre les manifestations du séparatisme, dont les atteintes au droit des femmes, le retrait de la société, et le retour effectif de la République dans les quartiers sensibles. De son côté, Castex invente une interprétation laïque.
L'incertitude de l'efficacité
D’où une prudence extrême de la Droite face au projet de loi du Gouvernement. Pour les LR, le projet doit désigner l’intégrisme radical politique, contraire aux valeurs de la République et ses acteurs (groupes et organisations en France, États, associations qualifiées d’ONG).
Reste une interrogation : Cette loi portera-t-elle un coup d’arrêt à l’intégrisme politique, ou sera-t-elle, une fois de plus, un nuage de fumée électoraliste ? Et, l’immigration légale et illégale sera-t-elle prise en compte ?
La Gazette du Var — La Rédaction