06/08/2026
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L’édito

Emmanuel Macron, perdu de vue ?

Édition n°217 · Parue le 23 juillet 2024

Par Bernard BERTUCCO VAN DAMME

Avec un score historique de 11 millions de voix pour le Rassemblement National à l'élection européenne, les Français ont clairement montré leur rejet de la pseudo majorité présidentielle.

L'appel des consciences

Avec l'alliance du déshonneur, entre Macron et Mélenchon, qui a permis le 7 juillet un score historique de l'islamo-gauchisme, que dire de tous ces politiciens de droite, des artistes de gauche et autres sportifs de gauche qui s'érigent en guide des consciences ? Contre l'intérêt des Français, le monde des médias, du sport et de la culture a appelé à voter pour l'extrême gauche.

Déclenchant la satisfaction de François Hollande qui, réélu dans sa circonscription de Corrèze, assurait que « la gauche doit être fière d'avoir fait barrage à l'extrême droite » !

Ils réclament seulement à être entendus sur leurs inquiétudes (pouvoir d'achat, sécurité, immigration, etc.).

Pourtant, 11 millions de Français ont voté à droite, malgré les injonctions, malgré la tambouille des politiciens. Ils réclament seulement à être entendus sur leurs inquiétudes (pouvoir d'achat, sécurité, immigration, etc.).

Une progression significative

Ainsi, entre le premier tour des élections législatives de 2022 et celui de 2024, le total des votes de droite est passé de 37,67 % à 45,12% des suffrages exprimés. Cette progression s'explique par la poussée des votes pour des candidats classés extrême droite par le ministère de l'Intérieur.

Le total des suffrages en faveur des candidats d'extrême droite est passé de 24,05 % à 34,44 %. Tandis que les voix des partis de la droite de gouvernement (Les Républicains, LR, divers droite et UDI) ont reculé de 13,62 % à 10,68 %.

En face, le score de la gauche (Nouveau Front populaire, candidats divers gauche, gauche radicale et extrême gauche) est resté stable entre juin 2022 et juin 2024 (de 30,53 % à 30,91 %). Finalement, les votes de droite restent donc très supérieurs aux votes de gauche. L'écart s'est creusé largement au profit de toutes les droites.

Une situation institutionnelle inédite

Pendant ce temps, Emmanuel Macron a écrit aux Français et ravivé les tensions politiques ! Dans une lettre au contenu surréaliste, il a contesté la victoire de la gauche aux législatives et défendu un large rassemblement avec les forces politiques se reconnaissant dans les institutions républicaines. Ce qui, à ses yeux, exclut le RN et LFI.

A cette heure, il est donc prématuré de spéculer sur la désignation d'un Premier ministre. Selon la constitution, le Parlement doit se réunir avant qu'un nouveau gouvernement ne soit envisageable. C'est la nouveauté de la situation institutionnelle qui promet une cohabitation en situation de coalition.

La Gazette du Var — La Rédaction