06/08/2026
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L’édito

Qui perd gagne avec le gouvernement Michel Barnier ?

Édition n°222 · Parue le 3 octobre 2024

Un pays en quête de cap

Après les élections européennes du 9 juin, Emmanuel Macron a exprimé son mécontentement face à la défaite de son parti. Il a confié que cela ne lui avait pas fait plaisir, soulignant ses sept années de travail acharné pour le progrès du pays.

Face à ce résultat, le président a choisi de dissoudre l'Assemblée nationale, interrompant ainsi tous les travaux législatifs en cours. Pourtant, l'énergie déployée par Emmanuel Macron au cours des sept dernières années semble avoir conduit le pays dans une impasse.

Les conséquences sont catastrophiques dans de nombreux domaines : économie, sécurité, justice, santé, cohésion sociale et immigration. La France se retrouve dans une situation dramatique, avec un déficit public colossal et sous la menace d'une tutelle du FMI.

La France se trouve dans une situation dramatique avec 3 159 milliards de déficit public, placé sous la menace d'une tutelle du FMI et classée dans le bas du tableau aux niveaux mondial et européen.

Depuis bientôt quatre mois, le pays semble naviguer à vue.

Un gouvernement sous tension

Pour sortir de cette crise, le président a nommé Michel Barnier, figure de la tradition gaulliste, à la tête du gouvernement. Député précoce, négociateur du Brexit et désormais Premier ministre à 73 ans, il incarne une nouvelle orientation.

Cependant, cette alliance entre Emmanuel Macron et la droite est d'emblée contestée par le NFP et le Rassemblement national. La destinée du gouvernement repose désormais entre leurs mains.

Gabriel Attal a rapidement réagi, affirmant qu'il demanderait au Premier ministre de confirmer l'absence de retour en arrière sur des sujets comme la PMA, le droit à l'IVG et les droits LGBT.

Sur le plan économique, le Premier ministre a écarté une augmentation des impôts pour les classes moyennes et modestes. Il n'exclut cependant pas un prélèvement ciblé sur les plus fortunés et une contribution des multinationales, ouvrant potentiellement la voie à un retour de l'ISF.

Des choix symboliques et des influences étrangères

Du côté de la Justice, Didier Migaud, issu de la gauche, forme un duo avec Bruno Retailleau, nommé ministre de l'Intérieur. La Justice, ministère régalien, voit ainsi une personnalité de gauche intégrer l'équipe de Michel Barnier, un symbole fort.

Cette nomination peut être interprétée comme une reconnaissance, mais aussi comme un possible écran de fumée.

Concernant l'immigration, la France semble vouloir s'inspirer des modèles de pays comme le Danemark, les Pays-Bas et l'Allemagne. Ces pays sont actuellement gérés par des gouvernements socio-démocrates.

Bernard Bertucco Van Damme