La ZFE, une exclusion sociale rampante
La Zone à Forte Exclusion (ZFE) est déjà une réalité ! Depuis le 1er janvier, près de la moitié des Français se voient interdire l'accès à leur propre ville. Une décision absurde, dictée par une idéologie écologiste, soutenue par la gauche (PS, LFI et Renaissance) et, étonnamment, par la droite (LR).
La souricière s'est déjà refermée sur 12 agglomérations.
Cette mesure, imposée par l'Europe, est fermement dénoncée par le RN. Les villes de plus de 150 000 habitants doivent désormais restreindre la circulation, créant des Zones à faibles émissions (ZFE) sous prétexte de "sauver la planète".
Une fausse réponse aux enjeux climatiques
L'idée que les ZFE répondent aux gaz à effet de serre est une légende urbaine, propagée par la gauche et Renaissance. La France ne représente que moins de 1% des émissions mondiales. Concrètement, les véhicules Crit'Air 3 (norme Euro 4, immatriculés entre 2006 et 2010) sont désormais interdits.
À Toulon, la mise en place de la ZFE a été repoussée de 2024 à 2025, puis encore d'un an, en 2026. Est-ce un calcul politique en année pré-électorale ou un simple bon sens ? L'automobiliste jugera.
La ségrégation des villes
Les ZFE sont au cœur d'une vive controverse, accusées d'être des Zones de Forte Exclusion sociale. Le RN propose leur suppression, tandis que Reconquête a lancé une pétition nationale. Pourtant, la gauche, Renaissance, LR et l'État ont créé une nouvelle ségrégation, reléguant des millions de Français à l'extérieur des métropoles.
Le peuple n'a plus le droit de circuler, d'accéder à l'hôpital, de consulter un spécialiste ou de trouver un emploi. Les artisans et les PME sont également touchés. Un plombier parisien, dont la camionnette date de 2009, doit choisir entre une dette de 17 000€ pour un véhicule Crit'Air 2 ou perdre ses clients du centre-ville.
Cette situation rappelle un sketch de Fernand Raynaud. Avec les ZFE, 42 villes deviendront des places fortes interdites aux Français ordinaires. Paris, Lyon, Grenoble, Montpellier interdisent déjà les véhicules Crit'Air 3. Si votre diesel date d'avant 2011 ou votre essence d'avant 2006, vous êtes banni.
Les écologistes ont autorisé l'accès aux véhicules d'urgence, mais pour les autres, les amendes approchent. Faut-il laisser les grandes villes, déjà concentrées d'inégalités, devenir des citadelles réservées aux plus riches ?
Bernard Bertucco Van Damme