Un appel à l'action pour la France
Nous l’avions écrit il y a quelques mois. M. le président, il vous reste trois années pour convaincre les Français, que vous pouvez être celui qui leur conserve cet enthousiasme et cette joie de vivre. Tous les républicains de droite et de gauche sont prêts, si vous les considérez, à vous aider dans cette tâche. Mais le voulez-vous ?
La France traverse une crise profonde, marquée par une instabilité politique et sociale.
Depuis votre élection, la France sombre. Les hôpitaux sont saturés, les écoles abandonnées, le niveau scolaire sinistré, les policiers à bout de souffle, les frontières éventrées, l’identité française bafouée, l’insécurité généralisée et une femme ne peut même plus sortir le soir ou emprunter un train ou un bus la nuit.
Depuis l’élection présidentielle, les institutions sont fragilisées et l’inflation progresse tandis que les salaires stagnent, aggravant le mécontentement général. Le pays est divisé en trois blocs politiques incapables de coopérer, ce qui rend la gouvernance difficile.
L'impasse politique et sociale
Les tensions au sein de la majorité présidentielle et les appels à une élection anticipée illustrent cette impasse. Plusieurs Premiers ministres se sont succédé sans apporter de solutions concrètes et la contestation sociale s’intensifie. Et, même le président ne tient plus sa majorité à cause de tensions entre les groupes (Renaissance, MoDem et Horizons).
Michel Barnier a été nommé sans légitimité populaire et n’a rien proposé : ni baisse de dépenses, ni réformes, ni résultats. Son successeur s’est remis sur le dossier. Une contestation sociale a débuté, qui pourrait peser dans les choix budgétaires. François Bayrou a été tout aussi inefficace. Il n'a pas obtenu la confiance à l’Assemblée nationale et a bloqué la France !
Ces premiers ministres ne laisseront rien mais partiront avec des retraites cousues d’or. C’est révoltant !
L'attente des Français
Le Rassemblement national a invité Emmanuel Macron à choisir entre sa démission et une nouvelle dissolution de l’Assemblée nationale. Les Français refusent la dilution de l’identité nationale au profit d’un modèle fédéral européen. Ils attendent des réformes ambitieuses et une gouvernance efficace.
Tous les républicains, de droite comme de gauche, sont prêts à contribuer à la sortie de crise, à condition d’être entendus. Il reste trois ans au président de la République pour convaincre les citoyens qu’il peut restaurer la confiance et l’enthousiasme populaire ne doit pas être sous-estimée : la France mérite tellement mieux.
Bernard Bertucco Van Damme