Une affaire criminelle d'une gravité exceptionnelle
Une organisation issue de la mouvance dite « antifasciste », dissoute en 2025 en raison de faits répétés de violences, fait l’objet d’une attention particulière. Ceci fait suite à la mise en cause de plusieurs de ses membres dans une affaire criminelle d’une gravité exceptionnelle. Cette affaire a malheureusement conduit au décès d’un étudiant.
Ces faits, largement documentés par l’enquête judiciaire en cours, dépassent le cadre de violences militantes ou d’affrontements. Ils appellent une réponse ferme et exemplaire de l’autorité judiciaire. Ils justifient la confirmation définitive de la dissolution de l’organisation concernée.
L’assassinat de l’étudiant Quentin Deranque, imputé à des membres se réclamant de ce groupuscule, constitue un seuil de gravité inédit et appelle des sanctions pénales exemplaires.
Interrogations politiques et institutionnelles
Par ailleurs, la tolérance prolongée de violences politiques dans certains établissements supérieurs interroge les responsabilités administratives. Cela réclame un examen rigoureux des manquements éventuels en matière de sécurité et d’ordre public. Enfin, les liens établis entre des responsables publics et des militants idéologiques issus de structures dissoutes soulèvent une question institutionnelle majeure.
Les liens établis entre La Jeune Garde et des responsables de La France insoumise, dont l’élection en 2024 de Raphaël Arnault comme député, posent une question institutionnelle majeure. Ils justifient l’engagement de procédures appropriées. Au cœur de la campagne des municipales, Christian Estrosi avait exigé la suspension des financements publics à La France Insoumise, suite au meurtre du militant à Lyon. Il avait accusé le mouvement de liens troubles avec l'ultragauche et réclamé la dissolution de LFI.
L'impératif de l'État de droit
Le respect de l’État de droit et des principes républicains impose que toutes les procédures appropriées soient engagées, sans exception ni complaisance. Le refus de la violence politique et la protection des libertés publiques exigent une application stricte et impartiale de la loi.
Selon un sondage CSA pour le JDD, Europe 1 et CNews, 81 % des Français estiment que le député LFI Raphaël Arnault devrait quitter son siège à l’Assemblée nationale. L’engagement de poursuites pour toute tentative de reconstitution d’un groupement dissous est également justifié.
Robert de la Digue