François de Canson : « Le souvenir de la Libération est un appel à la vigilance »
Le 17 août, La Londe a commémoré sa Libération, une cérémonie liant les leçons du passé aux défis contemporains.

Le 17 août, la ville a commémoré le 82ème anniversaire de sa Libération. Lors de cette cérémonie empreinte d'émotion, François de Canson a rendu hommage aux combattants de 1944 et a dressé un parallèle entre les combats d'hier et les impératifs de souveraineté et de cohésion nationale d'aujourd'hui.
Il a ainsi rappelé que le souvenir n'est pas une simple contemplation, mais une « exigence adressée au présent ».
Artisans de la liberté
Le maire a longuement évoqué le contexte de l'été 1944 en Provence, marqué par l'opération Dragoon. Le 15 août, une immense armada alliée débarquait sur les côtes varoises, ouvrant un second front en France. Le 17 août 1944 vers 16 heures, l'avant-garde de la 3ème division d'infanterie américaine arrivait sur la commune.
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Puis, le premier magistrat a rappelé le rôle décisif des résistants qui, par leur connaissance du terrain, guidèrent les troupes alliées vers les positions allemandes. Plusieurs figures héroïques ont été honorées, comme Louis Bussone, jeune homme de vingt-cinq ans exécuté après avoir neutralisé les dispositifs de mise à feu des ponts du Maravenne et du Pansard, sauvant des passages essentiels.
Le souvenir de Joseph Spada, engagé dans les Commandos d’Afrique et tombé au combat pour Belfort, et de François de Leusse, officier des mêmes commandos qui devint plus tard maire de la commune, a également été salué.
François de Canson a insisté sur la résonance de 1944 avec les enjeux actuels : « Face au retour de la guerre en Europe et à la montée des menaces hybrides, j'appelle à un sursaut pour défendre la souveraineté française et européenne. Une nation qui laisse s’affaiblir son armée, son industrie, son agriculture, sa recherche ou son école peut conserver les apparences de la liberté tout en perdant peu à peu les moyens de l’exercer ».
Éclairer le présent
Le maire a mis en garde contre les dangers qui pèsent sur la démocratie, notamment la désinformation : « En 1944, l’ennemi occupait les terres. Dans le monde qui vient, il nous faudra également veiller à ce que nul n’occupe les esprits ».
Il a plaidé « pour la restauration d'une autorité juste, capable de protéger les citoyens et de garantir l'unité nationale au-delà des divisions, citant en exemple la fraternité d'armes qui unissait en 1944 des hommes de tous horizons ».
Un message a été adressé aux jeunes Londais, désignés comme les « gardiens de la mémoire », en les invitant « à s'approprier cette histoire non pas comme un fardeau, mais comme une source d'inspiration pour leur propre engagement citoyen ». Le discours a rejeté tout fatalisme, rappelant que l'avenir dépend des nouvelles générations.
« L’espérance n’est pas l’attente passive de jours meilleurs. Elle est la forme la plus haute de l’action », a conclu François de Canson.





Photos Philippe OLIVIER.