26/07/2026

Hubert Falco : « Avec le dispositif Escales Zéro Fumée, nous allons réduire les émissions de…

Le 16 janvier, Renaud Muselier, Président de la Région et Hubert Falco, Maire de Toulon, Président de la Métropole, ont confirmé leur engagement dans le…

RGPar Rédaction Gazette du VarJournaliste 5 février 2020 Lecture : 7 min
Hubert Falco : « Avec le dispositif Escales Zéro Fumée, nous allons réduire les émissions de soufre de 85% » !
Hubert Falco : « Avec le dispositif Escales Zéro Fumée, nous allons réduire les émissions de soufre de 85% » !© La Gazette du Var
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Initié par la Région Sud en septembre dernier, ce dispositif permet aux acteurs publics de travailler en étroite collaboration avec les armateurs dans une démarche environnementale unique en France, afin d’améliorer la qualité de l’air dans les villes portuaires. Ainsi, les partenaires ont signé une convention pour l’équipement à quai du Port de Toulon et pour le financement de l’équipement des navires de l’armateur Corsica Ferries. Pour mémoire, en septembre 2019, Élisabeth Borne, Ministre de la Transition écologique et solidaire, et Renaud Muselier ont dévoilé la mise en place d’un dispositif d’électrification à quai des navires en escale dans les trois grands ports de la façade méditerranéenne de la région Sud : le Plan « Escales Zéro Fumée ». Ces initiatives, mises en place grâce au travail conjoint des partenaires, vont permettre au port de Toulon de réaliser son ambition « Escales Zéro fumée », seulement 4 mois après le lancement du dispositif.

Hubert Falco : « Avec le dispositif Escales Zéro Fumée, nous allons réduire les émissions de soufre de 85% » !

AMELIORER LA VIE DES TOULONNAIS

Puis, le maire de Toulon a ajouté : « Sur l’environnement comme sur tant d’autres sujets, il y a ceux qui parlent et il y a ceux qui agissent. Nous avons un patrimoine exceptionnel et notre devoir, c’est de le préserver ! Dans cette période particulière où nous sommes confrontés aux adeptes du « y’a qu’à, faut qu’on ! » les élus locaux, eux, bien au fait des réalités du terrain, travaillent et agissent ! Être un Président d’une collectivité, être un Maire, être un élu local, c’est avant tout travailler, encore travailler, toujours travailler, à l’amélioration de la qualité de vie de nos concitoyens : c’est être au service de l’intérêt général d’un territoire et de ses habitants ; c’est tout mettre en œuvre pour conjuguer le nécessaire développement d’un territoire et l’indispensable préservation de notre environnement naturel exceptionnel. Dans ce territoire, il faut pouvoir y vivre mais aussi y travailler ».

SUPPRESSION DE 85% DU TEMPS D’EMISSIONS

Le président de la Métropole reprend : « En février dernier, nous avons annoncé, avec le Président de la Chambre de Commerce et d’Industrie du Var et le Président de Corsica Ferries, le lancement d’un grand projet d’électrification de l’ensemble des quais du Port de Commerce de Toulon (quais de la Corse, Minerve et Fournel) d’un montant global de près de 25 millions d’€, qui permettra à terme aux bateaux d’être fournis en électricité par le quai et de ne plus laisser tourner leurs moteurs en dehors des manœuvres et dès lors de supprimer 85% du temps d’émissions de fumées à quais. Nous n’avons pu faire cette annonce qu’après de longs mois de travail et de concertation avec nos partenaires, ENEDIS notamment, afin de trouver une solution technique assurant la capacité énergétique nécessaire à l’électrification des quais. Voilà le quotidien du travail de l’ombre des élus locaux ».

TRAFIC MARITIME PLUS PROPRE

Pour le Président de la Métropole : « Se rassembler, ce n’est pas se ressembler ! À Toulon, à Nice ou à Marseille, nous partageons la même mer, nous sommes tous des enfants de la Méditerranée, nous respirons le même air, nous habitons la même région, la plus belle de France et avons les mêmes innombrables atouts à préserver. Et, si les caractéristiques du port de Toulon sont différentes de celles des ports de Nice, ou de celui de Marseille, si nos villes ont chacune leurs propres contraintes et leurs propres spécificités, seule une réponse et une démarche communes pouvaient être apportées. À Toulon, en complémentarité de notre projet d’électrification des quais, dont les travaux débuteront, comme je m’y étais engagé, en février prochain. Nous avons pris de nouvelles mesures le 15 novembre dernier, en adoptant en conseil portuaire un abattement sur les droits de ports pour les navires dits propres, équipés d’un dispositif d’épuration de fumées notamment. De la même façon, la CCI, concessionnaire, a adopté un abattement de la taxe d’outillage public (TOP) ». « Nous avons ainsi incité les armateurs à s’équiper, tant en matière de courant que de scrubbers, ces filtres à fumées indispensables qui permettent de neutraliser les particules et gaz toxiques. Depuis le 1er janvier 2020, une nouvelle réglementation en matière de transport maritime a fixé à 0,5% la teneur maximale d’oxyde de soufre (SOx) dans le carburant des navires, il était de 1,5% auparavant pour les navires transportant des passagers ».

PAS DE REPONSE DE L’ETAT

De son côté, Renaud Muselier a précisé : « Pour l’élu, le rôle d’un état régalien est de donner des moyens aux élus locaux de protéger ses concitoyens ! La Métropole TPM était disposée, comme sa voisine Niçoise, à aller encore plus loin en étant favorable à la création en Méditerranée, comme dans la Manche, la Mer du Nord ou encore la Baltique, d’une Zone d’Émissions Contrôlées (ECA) dans laquelle la teneur maximale d’oxyde de soufre dans le carburant est de 0,1% et où des contrôles stricts des navires sont établis. L’établissement de cette Zone ECA en Méditerranée est du ressort de l’État et de son Gouvernement. Nous en avons fait la demande officielle, nous n’avons toujours pas de réponse ! Une fois de plus les élus locaux prennent des initiatives régaliennes à la place de l’État. L’état d’urgence climatique que nous avons officiellement déclaré à Toulon comme à Nice impose des décisions concrètes et rapides. Si l’État n’a pas jugé utile de mettre en place en urgence cette zone ECA pour notre si belle Méditerranée, nous, élus locaux, prenons nos responsabilités en décidant d’instaurer les mêmes règles strictes d’une zone ECA, aux abords de nos ports ». Il a ajouté, autour de la stratégie « Escales Zéro Fumée » : « L’histoire de notre développement passe par nos trois ports. Nos ports ont fait notre richesse. Ils ont assuré le développement de notre région pendant des dizaines de siècles. Ils ont fait la civilisation méditerranéenne dans toute sa mosaïque. Mais nos ports sont devenus des cibles pour l’opinion publique. C’est un renversement extraordinaire, presque une première dans l’histoire ! Ces ports, jusque- là synonymes d’enrichissement matériel et culturel, deviennent pour le citoyen qui vit à proximité, un vecteur de pollution et de dégradation de sa propre santé ». Il a conclu : « Ici, en Provence-Alpes-Côte d’Azur, nous avons choisi une réponse régionale. Voilà pourquoi dans la Métropole de Toulon, dans la Métropole de Nice, et sur l’emprise du Grand Port Maritime de Marseille, nous agissons de façon concertée. En 2023, tous les car-ferries y compris ceux d’Algérie Ferries et de la Compagnie tunisienne de navigation pourront se brancher, pour aboutir au 100 %. En 2025, les navires de croisière, ces mastodontes qui consomment autant que la ville de Toulon pourront se brancher aussi, au prix d’investissements massifs. Dans 10 ans, les flottes commenceront à être renouvelées partout en Méditerranée pour passer au GNL, à l’hydrogène. Mais nous ne pouvons pas ignorer que pendant ces dix années, la santé de nos concitoyens est mise en danger. C’est pourquoi nos réponses sont immédiates, et coordonnées. À Tunis, à Alger, partout en Méditerranée, les grands ports du bassin se penchent sur nos trois grandes villes portuaires pour y transposer le modèle ! Avec notre engagement auprès de Toulon, nous montrons que nous sommes capables d’obtenir des résultats rapides et essentiels ».

Pour Hubert Falco : « Avec Renaud Muselier et Christian Estrosi, nous avons le même objectif, celui d’améliorer encore et toujours la qualité de vie de nos concitoyens. Nous avons la même ambition, celle de préserver la mer Méditerranée, notre mer Méditerranée, connue dans le monde entier. C’est le rassemblement de la complémentarité, le collectif, le partenariat qui pousse ensemble avec 2 piliers Marseille et Nice et Toulon qui talonne. C’est un pack solide. Ce pack joue un collectif, et ce collectif est efficace. Nous n’avons pas d’autres solutions que de jouer collectif ».

EN PRESENCE DE :

Philippe VITEL, Vice-président de la Région, Yannick CHENEVARD, Vice-président de la Région, Jacques BIANCHI, Président de la CCI du Var, Jacques VERDINO, Vice-président de la CCI du Var, Pierre MATTEI, Président de Corsica Ferries, Nathalie ALEXANDRE, Directrice Départementale ENEDIS, François de CANSON, Président du Comité Régional de Tourisme, Robert MASSON, maire de Carqueiranne.

ambition « Escales Zéro fumée », seulement 4 Pour Hubert Falco : « Avec Renaud Muselier et Christian Estrosi, nous avons le même objectif, celui d’améliorer encore et toujours la qualité de vie de nos concitoyens. Nous avons la même ambition, celle de préserver la mer Méditerranée, notre mer Méditerranée, connue dans le monde entier. C’est le rassemblement de la complémentarité, le collectif, le partenariat qui pousse ensemble avec 2 piliers Marseille et Nice et Toulon qui talonne. C’est un pack solide. Ce pack joue un collectif, et ce collectif est efficace. Nous n’avons pas d’autres solutions que de jouer collectif ». l’environnement comme sur tant d’autres sujets, il y a ceux qui parlent et il y a ceux qui agissent. Nous avons un patrimoine exceptionnel et notre devoir, c’est de le préserver ! Dans cette période particulière où nous sommes confrontés aux locaux, eux, bien au fait des réalités du terrain, travaillent et agissent ! Être un Président d’une collectivité, être un Maire, être un élu local, c’est avant tout travailler, encore travailler, toujours travailler, à l’amélioration de la qualité de vie de nos concitoyens : c’est être au service de l’intérêt général d’un territoire et de ses habitants ; c’est tout mettre en œuvre pour conjuguer le nécessaire développement d’un territoire et l’indispensable préservation de notre environnement naturel exceptionnel. Dans ce territoire, il faut pouvoir y vivre mais aussi y travailler ». dernier, nous avons annoncé, avec le Président de la Chambre de Commerce et d’Industrie du Var et le Président de Corsica Ferries, le lancement d’un grand projet d’électrification de l’ensemble des quais du Port de Commerce de Toulon (quais de la Corse, Minerve et Fournel) d’un montant global de près de 25 millions d’€, qui permettra à terme aux bateaux d’être fournis en électricité par le quai et de ne plus laisser tourner leurs moteurs en dehors des manœuvres et dès lors de supprimer 85% du temps d’émissions de fumées à quais. La plus Nous n’avons pu faire cette annonce qu’après de longs mois de travail et de concertation avec nos partenaires, ENEDIS notamment, afin de trouver une solution technique assurant la capacité énergétique nécessaire à l’électrification des quais. Voilà le quotidien du travail de l’ombre des élus locaux » (...). rassembler, ce n’est pas se ressembler ! À Toulon, à Nice ou à Marseille, nous partageons la même mer, nous sommes tous des enfants de la Méditerranée, nous respirons le même air, nous habitons la même région, la plus belle de France et avons les mêmes innombrables atouts à préserver. Et, si les caractéristiques du port de Toulon sont différentes de celles des ports de Nice, ou de celui de Marseille, si nos villes ont chacune leurs propres contraintes et leurs propres spécificités, seule une réponse et une démarche communes pouvaient être apportées (...). À Toulon, en complémentarité de notre projet d’électrification des quais, dont les travaux débuteront, comme je m’y étais engagé, en février prochain. Nous avons pris de nouvelles mesures le 15 novembre dernier, en adoptant en conseil portuaire un abattement sur les droits de ports pour les navires dits propres, équipés d’un dispositif d’épuration de fumées notamment. De la même façon, la CCI, concessionnaire, a adopté un abattement de la taxe d’outillage public (TOP) ». « Nous avons ainsi incité les armateurs à s’équiper, tant en matière de courant que de scrubbers, ces filtres à fumées indispensables qui permettent de neutraliser les particules et gaz toxiques. Depuis le 1er janvier 2020, une nouvelle réglementation en matière de transport maritime a fixé à 0,5% la teneur maximale d’oxyde de soufre (SOx) dans le carburant des navires, il était de 1,5% auparavant pour les navires transportant des passagers ». Pour l’élu, « le rôle d’un état régalien est de donner des moyens aux élus locaux de protéger ses concitoyens ! La Métropole TPM était disposée, comme sa voisine Niçoise, à aller encore plus loin en étant favorable à la création en Méditerranée, comme dans la Manche, la Mer du Nord ou encore la Baltique, d’une Zone d’Émissions Contrôlées (ECA) dans laquelle la teneur maximale d’oxyde de soufre dans le carburant est de 0,1% et où des contrôles stricts des navires sont établis. L’établissement de cette Zone ECA en Méditerranée est du ressort de l’État et de son Gouvernement. Nous en avons fait la demande officielle, nous n’avons toujours pas de réponse ! Une fois de plus les élus locaux prennent des initiatives régaliennes à la place de l’État. L’état d’urgence climatique que nous avons officiellement déclaré à Toulon comme à Nice impose des décisions concrètes et rapides. Si l’État n’a pas jugé utile de mettre en place en urgence cette zone ECA pour notre si belle Méditerranée, nous, élus locaux, prenons nos responsabilités en décidant d’instaurer les mêmes règles strictes d’une zone ECA, aux abords de nos ports ». « L’histoire de notre développement passe par nos trois ports. Nos ports ont fait notre richesse. Ils ont assuré le développement de notre région pendant des dizaines de siècles. Ils ont fait la civilisation méditerranéenne dans toute sa mosaïque. Mais nos ports sont devenus des cibles pour l’opinion publique. C’est un renversement extraordinaire, presque une première dans l’histoire ! Ces ports, jusque- là synonymes d’enrichissement matériel et culturel, deviennent pour le citoyen qui vit à proximité, un vecteur de pollution et de dégradation de sa propre santé » (...). « Ici, en Provence-Alpes-Côte d’Azur, nous avons choisi une réponse régionale. Voilà pourquoi dans la Métropole de Toulon, dans la Métropole de Nice, et sur l’emprise du Grand Port Maritime de Marseille, nous agissons de façon concertée « En 2023, tous les car-ferries y compris ceux d’Algérie Ferries et de la Compagnie tunisienne de navigation pourront se brancher, pour aboutir au 100 %. En 2025, les navires de croisière, ces mastodontes qui consomment autant que la ville de Toulon pourront se brancher aussi, au prix d’investissements massifs (...). Dans 10 ans, les flottes commenceront à être renouvelées partout en Méditerranée pour passer au GNL, à l’hydrogène. Mais nous ne pouvons pas ignorer que pendant ces dix années, la santé de nos concitoyens est mise en danger. C’est pourquoi nos réponses sont immédiates, et coordonnées » (...). « À Tunis, à Alger, partout en Méditerranée, les grands ports du bassin se penchent sur nos trois grandes villes portuaires pour y transposer le modèle ! Avec notre engagement auprès de Toulon, nous montrons que nous sommes capables d’obtenir des résultats rapides et essentiels » (...). • Propos recueillis par Gilles CARVOYEUR