Les libres confidences de Jean-Claude Charlois
Jean-Claude Charlois, le maire de La Garde, ne se représente pas à un nouveau mandat à l’occasion des prochaines élections municipales. L’occasion pour l’élu…

Jean-Claude Charlois, le maire de La Garde, ne se représente pas à un nouveau mandat à l'occasion des prochaines élections municipales. L'occasion pour l'élu de se confier, en toute liberté et en exclusivité, au groupe de médias Presse Agence – La Gazette du Var.
Entretien.
Pour Jean-Claude Charlois, « en cette fin de mandat, les choses sont très simples pour moi et je vais commencer par rétablir une vérité : Je ne suis en rien fâché avec mon fils Olivier qui est partant sur une autre liste que celle de la majorité municipale actuelle » !
VIRUS DE LA VIE POLITIQUE LOCALE
Il reprend : « Au contraire, je suis très fier de lui et c'est d'ailleurs, son droit le plus absolu de se présenter à l'élection municipale.
Mon fils Olivier a le virus de la politique locale comme l'avait eu, avant lui, nos aïeux : André Charlois, maire de La Garde de 1900 à 1931, mon arrière-grand-père qui était maire de Méounes, tout comme mon grand-père, mon père Jean Charlois, conseiller municipal à La Garde, du temps de Louis Masson, le père de Jean-Louis Masson et mon cousin Marius, également conseiller municipal à La Garde, sans oublier mon oncle Edmond Charlois, candidat malheureux à l'élection municipale ».
Le maire ajoute : « Depuis un siècle, les Charlois ont le sens des responsabilités qu'ils ont acquis dès 1640 à Signes et au Revest où mes ancêtres occupaient déjà des fonctions municipales !
Nous sommes une famille qui a un lourd passé d'investissement dans la vie publique. Et, quand je suis devenu élu, à mon tour, j'ai perpétué cette tradition familiale » !
DE PLUS GRANDES RESPONSABILITES
Sur un autre point, Jean-Claude Charlois a souhaité remettre les pendules à l'heure : « Je me suis engagé dès 2001 aux côtés de Jean-Louis Masson et j'ai intégré la liste à sa demande. Depuis 2001, je suis resté fidèle et j'ai poursuivi ma vie politique après les élections de 2007 et de 2014. J'ai exercé ma profession de médecin jusqu'en 2013 et pris ma retraite le 1er janvier 2014.
À cette époque, Jean-Louis Masson m'a confié : « Quand tu seras à la retraite, j'aurai à te confier des plus grandes responsabilités et tu deviendras adjoint au maire ». J'ai accepté avec plaisir en 2014 cette nouvelle fonction, en tant qu'adjoint au personnel et à la jeunesse.
En 2017, Jean-Louis Masson a été élu Député de la 3ème circonscription du Var et, à la suite de cette élection, il m'a demandé de le remplacer au poste de maire. Je n'avais rien demandé. Je faisais partie des adjoints et je lui avais confié que je continuerai à servir la Ville. Ma nomination en tant que maire a été une très grande surprise pour moi car je ne m'y attendais pas » !
ETRE MAIRE, CELA S'APPREND
Bref, pour ceux qui croyaient que Jean-Claude Charlois avait manigancer pour obtenir la place, c'est une déception.
Jean-Claude Charlois précise encore : « Ceci dit, compte-tenu de ce que je viens de déclarer et de l'engagement politique familial, j'ai été très heureux d'être choisi, voire très flatté.
Heureux, parce que c'était comme un hommage que je rendais à mes aïeux, avec un grand sentiment de fierté.
Mais que les choses soient claires : J'avais précisé à Jean-Louis Masson qu'en accord avec mon épouse Françoise, nous avions décidé que je mettrai fin à ma carrière politique dans ma 70ème année. J'ai 70 ans et 10 mois. Donc, j'avais prévenu qu'à la fin du mandat, je n'en briguerai pas un nouveau. Cela était convenu depuis 2014.
Mieux : je dis place aux jeunes !
Et, j'ajoute : N'étant pas préparé au poste de maire, j'ai mis 18 mois à appréhender le fonctionnement de la mairie. Être maire, cela ne s'improvise pas, cela s'apprend !
Le cabinet m'avait prévenu qu'il me faudrait une année pour bien tout comprendre le fonctionnement. Je devais savoir également si j'étais capable de tenir le rôle et de faire le job. Ce n'était pas évident, ni pour les élus, ni pour les fonctionnaires, ni pour moi.
Certes, on connaissait mes capacités puisque j'étais dans la majorité municipale depuis 2001. Malgré tout, il a fallu que je prenne la mesure particulière de la symbolique du rôle de maire, notamment par rapport à l'administration ».
Il conclut avec cette boutade : « Aujourd'hui que je suis complètement opérationnel, je pars comme je l'avais promis. D'ailleurs, Hubert Falco m'a confié : « Tu sors par la grande porte ».
Maintenant, Jean-Claude Charlois va rattraper le temps perdu en consacrant sa vie de retraité de la politique aux voyages (Canada), à la lecture, à la poésie, à la peinture et à son épouse Françoise. Bonne retraite Jean-Claude !
Propos recueillis par Gilles CARVOYEUR

mandat, les choses sont très simples pour moi et je vais commencer par rétablir une vérité : Je ne suis en rien fâché avec mon fils Olivier qui est partant sur une autre liste que celle de la majorité municipale actuelle » ! Il reprend : « Au contraire, je suis très fier de lui et c’est d’ailleurs, son droit le plus absolu de se présenter à l’élection municipale. Mon fils Olivier a le virus de la politique locale comme l’avait eu, avant lui, nos aïeux : André Charlois, maire de La Garde de 1900 à 1931, mon arrière-grand-père qui était maire de Méounes, tout comme mon grand-père, mon père Jean Charlois, conseiller municipal à La Garde, du temps de Louis Masson, le père de Jean-Louis Masson et mon cousin Marius, également conseiller municipal à La Garde, sans oublier mon oncle Edmond Charlois, candidat malheureux à l’élection municipale ». Le maire ajoute : « Depuis un siècle, les Charlois ont le sens des responsabilités qu’ils ont acquis dès 1640 à Signes et au Revest où mes ancêtres occupaient déjà des fonctions municipales ! Nous sommes une famille qui a un lourd passé d’investissement dans la vie publique. Et, quand je suis devenu élu, à mon tour, j’ai perpétué cette tradition familiale » ! « Je me suis engagé dès 2001 aux côtés de Jean-Louis Masson et j’ai intégré la liste à sa demande. Depuis 2001, je suis resté fidèle et j’ai poursuivi ma vie politique après les élections de 2007 et de 2014. J’ai exercé ma profession de médecin jusqu’en 2013 et pris ma retraite le 1er janvier 2014. adjoint au maire ». J’ai accepté avec plaisir en 2014 cette nouvelle fonction, en tant qu’adjoint au personnel et à la jeunesse. En 2017, Jean-Louis Masson a été élu Député de la 3ème circonscription du Var et, à la suite de cette élection, il m’a demandé de le remplacer au poste de maire. Je n’avais rien demandé. Je faisais partie des adjoints et je lui avais confié que je continuerai à servir la Ville. Ma nomination en tant que maire a été une très grande surprise pour moi car je ne m’y attendais pas » ! de l’engagement politique familial, j’ai été très heureux d’être choisi, voire très flatté. Heureux, parce que c’était comme un hommage que je rendais à mes aïeux, avec un grand sentiment de fierté. Mais que les choses soient claires : J’avais précisé à Jean-Louis Masson qu’en accord avec mon épouse Françoise, nous avions décidé que je mettrai fin à ma carrière politique dans ma 70ème année. J’ai 70 ans et 10 mois. Donc, j’avais prévenu qu’à la fin du mandat, je n’en briguerai pas un nouveau. Cela était convenu depuis 2014. Mieux : je dis place aux jeunes ! Et, j’ajoute : N’étant pas préparé au poste de maire, j’ai mis 18 mois à appréhender le fonctionnement de la mairie. Être maire, cela ne s’improvise pas, cela s’apprend ! Le cabinet m’avait prévenu qu’il me faudrait une année pour bien tout comprendre le fonctionnement. Je devais savoir également si j’étais capable de tenir le rôle et de faire le job. Ce n’était pas évident, ni pour les élus, ni pour les fonctionnaires, ni pour moi. Certes, on connaissait mes capacités puisque j’étais dans la majorité municipale depuis 2001. Malgré tout, il a fallu que je prenne la mesure particulière de la symbolique du rôle de maire, notamment par rapport à l’administration ». que je suis complètement opérationnel, je pars comme je l’avais promis. D’ailleurs, Hubert Falco Propos recueillis par Gilles CARVOYEUR