Elle répond aux questions de La Gazette du Var.

Quelle est la priorité N°1 de votre projet de mandat ?

La famille est le fondement du vivre-ensemble, l’unité de base de toute société. C’est le principal lieu d’éducation et de solidarité. Nous voulons placer la famille au cœur des priorités municipales et dans tout ce que nous entreprenons. Si la famille est au centre de mon projet, c’est parce que toute politique municipale part de la famille et de la femme, en particulier. Ainsi, il faut donner à la femme qui travaille la possibilité de placer ses enfants à la crèche ou au centre de loisirs. Il ne faut plus que ces actes de la vie courante soient synonymes de difficultés. Par ailleurs, il existe de plus en plus de familles mono-parentales, dans lesquelles le chef de la famille est une femme. La Ville doit venir en appui des familles. Ainsi, au niveau de la petite enfance, nous devons faciliter la recherche des moyens de garde pour les parents et la mise en relation avec le réseau d’assistantes maternelles. La Ville doit aussi aider à la création d’une crèche interentreprises et prévoir l’ouverture d’un Relais d’Assistantes Maternelles (RAM), une structure de proximité par excellence, un lieu d’échanges, d’informations, et d’écoute pour les parents comme pour les assistantes maternelles. Ce RAM favorisera la création d’emplois supplémentaires sur la commune.
CREATION D’UN POLE SANTE
En ce qui concerne la jeunesse, quelle sera votre action ?
Quand je parle de la famille, j’inclus, évidemment, les enfants et au-delà leur réussite scolaire. Je souhaite créer une bourse aux stages, dans le cadre d’un partenariat avec les entreprises locales, et donner aux jeunes plus de mobilité en participant au financement partiel du permis de conduire en échange d’heures de bénévolat. J’ai le projet de créer un espace Jeunesse « écologique », dédié au 10-17 ans, et de renforcer le bureau d’information jeunesse (BIJ) qui sera destiné à l’accompagnement des jeunes dans leur recherche d’emploi, de stages ou de contrats d’apprentissage. vie en y intégrant les seniors. C’est un enjeu majeur pour notre commune qui doit prendre davantage en compte leurs attentes et leurs besoins. Enfin, il faut créer une résidence pour seniors en y associant l’intergénérationnel par le développement d’un jardin d’éveil, et un accueil de jour pour personnes handicapées.
Vous proposez la création d’un Pôle santé. À quoi servira-t-il ?
La santé et le sport sont au cœur de mes préoccupations quotidiennes. C’est pourquoi, nous devons travailler avec les professionnels pour permettre aux Cuersoises et aux Cuersois de prendre soin d’eux et apporter des solutions concrètes aux problèmes de dépendance. En termes de santé, il faut aider à la mise en place d’un Pôle santé, regroupant des professionnels de santé et des acteurs médico-sociaux, issus de la commune ainsi que de nouveaux spécialistes. Je propose aussi de créer un accueil de jour destiné aux personnes atteintes de la maladie d’Alzheimer ou de personnes atteintes de maladies neurodégénératives.
DOUBLER LES EFFECTIFS DE LA POLICE
Et, que prévoyez-vous en termes de sécurité publique ?
Le premier devoir d’une commune est de protéger ses habitants en déployant des moyens au niveau de la sécurité et de la tranquillité publique. Parce que vivre serein est un droit des écoles.
Et pour la circulation et le stationnement ?
En effet, le plan de circulation est à revoir dans son ensemble ! Il faut imaginer le territoire de demain, en harmonie avec les habitants de la façon la plus cohérente, en fonction des usages et des objectifs de la commune. Il faut poursuivre l’évolution de notre Plan local d’Urbanisme, tout en respectant les conditions de son développement. Aujourd’hui, l’accès à la commune, et d’une manière plus globale, la circulation et le stationnement dans le centreville doivent être repensés pour permettre à l’ensemble des Cuersoises et des Cuersois de profiter d’un cadre de vie harmonieux. Notre ville doit aussi impérativement rénover sa voirie. La tâche est gigantesque, le retard doit être résorbé avec un programme étudié et chiffré. Pour cela, il faudra établir un nouveau plan de circulation dans le but de faciliter l’accès au centre-ville, fluidifier le trafic et offrir un espace piétonnier agréable et intégré dans le nouveau plan de circulation de la ville, avec des pistes cyclables, créées à l’occasion de chaque projet lorsque la configuration de l’espace le permettra.
NE PAS AUGMENTER LES IMPOTS
Sur le plan économique, quels seraient vos axes de travail ?
Je vise à l’installation et au développement de commerces et services de proximité sur la commune, qui sont des éléments essentiels habitants de se ré-approprier leur centre-ville.
Quelle sera votre politique au niveau de la fiscalité locale ?
Je veux poursuivre le travail d’assainissement des finances de la commune, entamé depuis 2008, tout en maintenant notre politique d’investissement, c’est tout l’enjeu de la prochaine mandature ! Pour cela, je m’engage à ne pas augmenter les impôts, à renforcer les investissements pour des équipements publics de qualité. Je veux, aussi rechercher des partenariats privés pour financer nos projets d’investissement, et moderniser l’administration. La Ville a retrouvé des capacités d’emprunts. C’est grâce au travail mené depuis 12 ans. Cela mérite d’être dit.
MARTINE RIQUELME, UNE FEMME ENGAGEE
58 ans, 2 enfants, assistante d’ingénieur dans le bâtiment, Martine RIQUELME est arrivée à Cuers à l’âge de 4 ans. Elle a cessé son activité professionnelle en 2010, pour choisir de ne se consacrer qu’à sa ville, Cuers. Ceux qui la connaissent disent que « Martine, c’est l’âme de Cuers ». Engagée en politique depuis 20 ans, elle a fait partie du RPR, puis de l’UMP et enfin de LR, dont elle a obtenu l’investiture pour l’élection municipale. Élue dans l’opposition en 2001, elle appartenait à la majorité sortie des urnes en 2008 et 2014. Entre 2008 et 2014, elle était en charge des affaires sociales et de la jeunesse, deux domaines qui lui tiennent à cœur. En 2016, elle est devenue première adjointe au maire Gilbert Perugini, en charge de la politique de l’habitat (insalubrité, habitat indigne). Elle préside également la commission Var du DALO. Elle est une élue de terrain par excellence. Élue communautaire, vice-présidente de la Mission locale de la Vallée du Gapeau, administratrice de Var Habitat et de Var Aménagement Développement, en charge des conseils de vie (ADAPEI et ESSOR) et du collège de Cuers, Martine RIQUELME s’est toujours investie pour la chose publique et l’intérêt général.
disent que « Martine, c’est l’âme de Cuers ».