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Yann Bizien : « L’heure est plus que jamais à l’unité nationale » !

Ancien porte-parole de plusieurs Préfets maritimes, Yann Bizien évoque les problématiques de gestion de crise pour La Gazette du Var.

RGPar Rédaction Gazette du VarJournaliste 15 avril 2020 Lecture : 2 min
Yann Bizien : « L’heure est plus que jamais à l’unité nationale » !
Yann Bizien : « L’heure est plus que jamais à l’unité nationale » !© La Gazette du Var
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Pour Yann Bizien : « L'heure n'est plus à la campagne électorale et au combat politique. L'heure est à l'unité nationale, à l'entraide et à la solidarité. Toute notre énergie et toutes nos idées doivent tendre vers cet unique objectif. J'invite tous les candidats aux élections municipales à adopter la même position ».

Yann Bizien : « L’heure est plus que jamais à l’unité nationale » !
Yann Bizien : « L’heure est plus que jamais à l’unité nationale » !

Comment envisager l'après-crise, notamment dans le cadre des élections municipales ? Yann BIZIEN. Pour l'instant, il faut mettre la campagne électorale entre parenthèses et se consacrer exclusivement à la résolution de cette crise et aux réponses que nous pouvons apporter, tous ensemble, en tant que citoyens.

L'heure n'est plus à la campagne électorale et au combat politique. L'heure est à l'unité nationale, à l'entraide et à la solidarité. Toute notre énergie et toutes nos idées doivent tendre vers cet unique objectif.

J'invite tous les candidats aux élections municipales à adopter la même position.

Demain viendra un autre temps, celui de la sortie de crise. Mais rien ne sera plus comme avant. Alors surgira, comme une évidence, l'impérieuse nécessité de changer nos comportements... et nos modèles.

Que peut-il sortir de positif d'une telle crise ? YB.

Les leçons d'une crise nous obligent toujours à mûrir et à transformer notre façon de voir, de décider, d'agir. La crise, c'est l'opportunité du changement. On adapte nos organisations a posteriori pour être prêts et pour faire face. On peut planifier des exercices pour tester le nouveau dispositif mis en place.

Une crise fait référence, car c'est une épreuve surmontée. On s'en rappelle. Elle éclaire sur ce qui n'a pas été fait, sur des erreurs, et sur ce qu'il convient de faire.

Il y a en France et dans le monde une mémoire des crises. Cette mémoire est utile. Elle est vivante. Car il y a au centre de toutes les crises un facteur essentiel, et central, qui est celui de l'humain.

« Une vie ne vaut rien, mais rien ne vaut une vie » affirmait Jean Paul Sartre. En gestion de crise, il faut donc situer l'humain au- dessus de toutes les exigences. Entre l'éthique de conviction, qui fonde le raisonnement sur des idées, et l'éthique de responsabilité, qui s'appuie plutôt sur les conséquences possibles d'une décision, il faut souvent choisir très vite.

En ce qui me concerne, je choisis l'éthique de responsabilité !

En tant que professionnel, comment voyez-vous la sortie de crise ? YB.

Il faut l'organiser et la soigner. La sortie de crise ouvre un horizon d'espérance. C'est le temps du soulagement et du relâchement.

Enfin, il y a toujours la recherche des responsables ainsi que la volonté de mettre en place un nouveau modèle de gestion ; comment en est-on arrivé là ? C'est le temps des enseignements, de la prise de conscience des vulnérabilités, du retour d'expérience et du traitement judiciaire.

our Yann Bizien : « L’heure n’est plus à la campagne électorale et au combat politique. L’heure est à l’unité nationale, à l’entraide et à la solidarité. Toute notre énergie et toutes nos idées doivent tendre vers cet unique objectif. J’invite tous les candidats aux élections municipales à adopter la même position ». Propos recueillis par Virginie AUBIN