Le Lavandou, cité des dauphins et des pescadous !
Malgré le contexte de crise sanitaire, le secteur maritime a continué d’assurer sa mission stratégique d’approvisionnement du pays en denrées alimentaires et…

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Pour faciliter la poursuite de cette activité économique essentielle, le Gouvernement a décidé de prolonger, pour une durée de six mois après la fin de l’état d’urgence, l’ensemble des titres professionnels maritimes. De plus, afin de mieux protéger les marins pêcheurs, des dispositions spécifiques ont été prises pour le calcul de leur indemnité d’activité partielle, tenant compte des particularités du mode de rémunération de la profession.

« Ainsi, pour les marins pêcheurs rémunérés à la part, la rémunération qui sert de base de calcul de cette indemnité repose sur un salaire forfaitaire majoré défini par arrêté, suivant la dernière catégorie déclarée au régime social des marins (ENIM) pour la fonction exercée à bord du navire et le type de pêche concerné par la réduction d’activité. Cette mesure permet une application harmonisée du mécanisme de soutien à l’activité partielle pour le secteur de la pêche professionnelle sur l’ensemble du territoire hexagonal et ultramarin. Elle est déployée localement par les directions régionales des entreprises, de la concurrence, de la consommation, du travail et de l’emploi (DIRECCTE), en relation avec les directions interrégionales de la mer (DIRM), les directions de la mer (DM) et les directions départementales des territoires et de la mer (DDTM) », explique un représentant de la DIRECCTE.
PERMETTRE LA REPRISE DE L’ACTIVITE

L’objectif est de limiter les conséquences économiques et sociales de l’épidémie de Covid-19, en permettant aux professionnels d’assurer leurs activités durant toute la période d’état d’urgence et la période de reprise qui démarre.
APPROVISIONNEMENT LOCAL
Ainsi, restés en activité durant le confinement, la poignée de pêcheurs professionnels du Lavandou s’est adaptée au nouveau protocole sanitaire pour continuer de faire apprécier ses produits de la mer. Certes, ces 55 jours ont changé les comportements des consommateurs qui ont privilégié l’approvisionnement alimentaire local. Et, le consommateur a fortement apprécié et largement sollicité les livraisons de productions locales, issues des richesses de la mer, pêchées à portée de quelques brasses de notre littoral. Au Lavandou, les 5 pêcheurs ont donc poursuivi leurs sorties matinales. En temps normal, ils fournissent une clientèle venant à la halle aux poissons de la Prud’homie ainsi que les restaurateurs locaux.
VENTE EN DIRECTE
Mais avec la fermeture contrainte des restaurants, cela a généré un manque à gagner pour les pêcheurs. Avec l’ouverture de la halle de la Prud’homie, accordée par le préfet de Région et le maire du Lavandou, les pescadous ont pu livrer eux-mêmes, en direct sur commande, le produit de leur pêche. Pour cela, ils se sont équipés de 3 000 masques de sécurité sanitaire. Et, c’est ainsi qu’ils ont pu régaler les amateurs de produits frais (dorades, merlus, saint-pierre, chapons et les premières langoustes du mois de mai), pêchés dans une mer Méditerranée qui profite agréablement d’une énorme bouffée d’oxygène, grâce à la baisse considérable de la pollution pour cause de fréquentation très réduite.
STATION TOURISTIQUE RENOMMEE
Que le temps semble déjà loin ! Quand Le Lavandou était un petit hameau qui dépendait du village de Bormesles-Mimosas avant de prendre son indépendance et devenir une commune à part entière en 1913. En 50 ans, Le Lavandou (6 000 habitants à l’année) est devenue l’une des stations touristiques françaises à la renommée internationale. Et, la commune se gratifie de plusieurs appellations : cité des dauphins, cité des 12 plages mais aussi village au label national « 4 Fleurs », mettant un environnement exceptionnel en valeur et sous haute protection. Au début du 20ème siècle, Le Lavandou ne comptait que 776 habitants mais 150 pescadous ! Des pêcheurs, attirés par une mer poissonneuse, et par un village reconnu comme le premier port de pêche du Var. Aujourd’hui, ses pêcheurs ne se comptent plus que sur les doigts d’une seule main. Mais, ils poursuivent la tradition de la pêche dans le village.
« Ainsi, pour les marins pêcheurs rémunérés à la part, la rémunération qui sert de base de calcul de cette indemnité repose sur un salaire forfaitaire majoré défini par arrêté, suivant la dernière catégorie déclarée au régime social des marins (ENIM) pour la fonction exercée à bord du navire et le type de pêche concerné par la réduction d’activité. Cette mesure permet une application harmonisée du mécanisme de soutien à l’activité partielle pour le secteur de la pêche professionnelle sur l’ensemble du territoire hexagonal et ultramarin. Elle est déployée localement par les directions régionales des entreprises, de la concurrence, de la consommation, du travail et de l’emploi (DIRECCTE), en relation avec les directions interrégionales de la mer (DIRM), les diQrections de la mer (DM) et les directions départementales des territoires et de la mer (DDTM) », explique un