Claude GALAND répond aux questions de La Gazette du Var.

Comment vous est venue cette idée ?
J’ai commencé par répertorier ce patrimoine ancestral, les fours étant disséminés dans la nature et ensevelis sous la végétation jusque dans la colline du Paradis. Au final, j’en ai dénombré huit, mais je sais que d’autres se cachent encore. Puis, fort d’huile de coude et d’un peu de courage, j’ai entrepris une restauration car, pour moi, ces fours sont le reflet d’un savoir-faire ancestral que je m’emploie à sauver !

Qui étaient ces chaufourniers ?
Des hommes courageux entamaient une bonne portion de leur espérance de vie en creusant à même la roche, seule à pouvoir retenir de fortes températures, avec pour uniques outils des pioches et barres à mine. Une fois un trou mis à jour, ils le rehaussaient d’un mur en pierres.

Et, après cette opération ?
Il fallait attendre plusieurs jours pour que la température redescende. Enfin, les clients. À l’époque où la commune était la capitale française de la tulipe, les horticulteurs répandaient de la chaux afin de baisser le taux élevé d’acidité du sol (dû aux épines de pins) car collines de la Sabatière et du Paradis et créer un petit fascicule pour faire connaître leur histoire car j’ai beaucoup de respect pour ces hommes et leur œuvre.
Propos recueillis par Lætitia CECCALDI